
Le Conseiller Président, M. Smith Augustin, se dit convaincu qu’une entente sera trouvée entre les acteurs politiques et le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) avant le 7 février 2026. Le dialogue se poursuit entre la Présidence provisoire et plusieurs dirigeants de partis politiques dont Pitit Dessalines et Fanmi Lavalas .
M. Augustin dit espérer un accord haitiano-haïtienne qui sera légitime et non imposée. Il assure qu’il est prêt à partir et n’est pas obsédé par le pouvoir. À son avis c’est le cas également pour tous les membres du CPT. En ce qui a trait aux diverses propositions formulées lors des discussions politiques, M. Augustin refuse d’exprimer une certaine préférence estimant que ceci pourrait nuire à la poursuite du dialogue.
Il considère qu’une entente avec l’implication du CPT serait la meilleure en ce sens qu’elle garantirait une continuité dans la transition. L’ancien ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo souhaite notamment que les avancées dans le cadre du processus électoral soient consolidées. Un retour à la case départ après 15 mois de travail du CEP serait contre productif et entraînerait une prorogation de la transition.
Un bilan somme toute positive
En ce qui a trait au bilan du CPT, M. Augustin juge que le tableau n’est pas totalement sombre. Il soutient que des efforts ont permis d’améliorer la situation sur le plan sécuritaire. Il évoque notamment la reprise des activités au centre ville de Port-au-Prince particulièrement au Champ de Mars. Le CPT a réalisé au moins trois activités protocolaires au champ de Mars ces derniers mois.
À ses yeux l’amélioration du climat sécuritaire résulte des efforts du CPT pour allouer les fonds nécessaires à la PNH et au FADH. Pour la première fois le budget de la Police est supérieur à ceux combinés de la Présidence et du gouvernement. La crise sécuritaire grave ne doit pas être mise uniquement sur le compte du CPT, c’est le résultat de problèmes structurels, ajoute t-il.
L’effectif des forces de Police avoisine les 10 000 tandis que les forces de défense sont inférieures à 2 000 soldats. Intervenant sur le chantier du référendum, M. Augustin a soutenu que l’arrêt du processus était inévitable puisque le document n’avait pas bénéficié d’une grande appréciation au sein des secteurs de la vie nationale.
L’annulation du référendum a permis de lancer véritablement le processus électoral, devenu prioritaire. Le Conseiller Président appelle au calme et regrette les tentatives de déstabilisation. Évoquant les rumeurs faisant état de résolution visant à remplacer l’actuel coordonnateur du CPT, M. Augustin fait remarquer ni lui ni le Conseiller Président Lesly Voltaire (absent) n’étaient impliqués dans une pareille démarche. Il était donc impossible de publier une résolution avec 5 Conseillers Présidents.
LLM / radio Métropole Haïti

