
La PNH est désormais en mesure de traquer les bandits partout où ils se trouvent sur le territoire national, a affirmé le directeur général de la Police nationale, André Vladimir Paraison, lors d’une causerie avec des médias locaux. Le commandant en chef de la PNH a lancé un avertissement clair aux groupes armés, les appelant à se rendre s’ils ne veulent pas subir les assauts des forces de sécurité déployées sur le terrain, au risque, a-t-il souligné, d’être tués lors des opérations.
« Si vous décidez de vous rendre, appelez-nous ou rendez-vous dans une église, un temple vodou ou dans un média. Nous viendrons vous chercher et vous serez déférés devant les autorités compétentes pour répondre de vos actes », a déclaré M. Paraison, se disant confiant.
Le directeur général de la police a également dénoncé l’implication de certaines autorités locales dans les postes de péage illégaux érigés sur les routes nationales. Selon lui, il n’y a pas que les groupes armés qui tirent profit du blocage des axes routiers, certaines autorités en bénéficieraient également.
André Vladimir Paraison a confirmé la destruction du mur reliant la route nationale numéro 2 à la capitale. Il s’est toutefois interrogé sur l’identité exacte des groupes contrôlant encore certains postes de péage, évoquant la possibilité de petits groupes qui n’ont pas encore été formellement identifiés.
Si la circulation a repris dans plusieurs zones du pays, les postes de péage illégaux demeurent en place, a reconnu le chef de la PNH. Il a toutefois assuré que des dispositions seront bientôt prises afin de rétablir pleinement la libre circulation sur les routes nationales.
Marvens Pierre

