
Alors que les opérations offensives de la PNH, avec le support des FADH et de la FRG, s’intensifient, l’ONU tire la sonnette d’alarme sur l’urgence de la mise en place d’une structure chargée du désarmement des gangs. Ce sont des milliers de jeunes vulnérables des quartiers populaires, recrutés par les chefs de gangs, qui préoccupent le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU.
Lors de son intervention au Conseil de sécurité de l’ONU, le 21 janvier 2026, M. Carlos Ruiz Massieu, avait regretté qu’aucune instance nationale ne s’est chargée de cette mission délicate et indispensable. Considérant le rétablissement d’une autorité nationale sur le Désarmement, le Démantèlement et la Réintégration (DDR) comme une priorité, M. Massieu juge, une approche nationale pour le DDR, essentielle afin de compléter les mesures d’application dirigées par les forces de sécurité nationales avec la Force de répression des gangs.
Il promet que le BINUH, en collaboration avec les agences, fonds et programmes des Nations Unies, continuera de soutenir les autorités nationales dans la conception et la mise en œuvre de sorties sûres, de programmes DDR et CVR, en donnant la priorité aux enfants.
Il insiste sur l’importance de cette structure arguant qu’elle est fondamentale pour garantir la stabilité sociopolitique.
La stabilité durable nécessitera des efforts renouvelés pour concevoir et mettre en œuvre des voies crédibles de désengagement de la violence et de réintégration dans la société, en particulier pour les jeunes et les enfants. Les gangs continuent de recruter et d’exploiter les enfants en manipulant les griefs et la souffrance quotidienne des citoyens ordinaires des quartiers marginalisés.
La PNH propose de recourir à la société civile
En début d’année le Chef de la Police, M. Vladimir Paraison, avait évoqué le sujet donnant la garantie que des membres de gangs désirent se rendre. Il avait compris la méfiance à l’égard des forces de l’ordre et exhorté les criminels à requérir les bons offices de personnalités religieuses, des médias ou de la société civile afin de déposer convenablement les armes. Le chef de la Police avait certifié que les forces de l’ordre assureront la protection et le transfert des membres de gangs aux autorités judiciaires.
La CNDDR avait été dissoute
C’est l’absence de la Commission Nationale de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (CNDDR) qui cause ce vide institutionnel.
Créée par le président René Préval et réactivée par le président Jovenel Moise, la CNDDR a été dissoute suite à des accusations de trafic d’armes et de munitions lancées par le coordonnateur général du Réseau National de Défense Droits Humains (RNDDH), M. Pierre Espérance.
Le CPT a renvoyé le CNDDR mais les commissaires avaient fait valoir que les gouvernements du Premier Ministre Ariel Henry et du CPT n’avaient mobilisé le moindre ressource pour cette entité.
Le dossier revient au devant de la scène avec les multiples offensives des forces de l’ordre. Plusieurs quartiers de Delmas, de Port au Prince, de Croix de Bouquets, de Tabarre, de Gressier et Kenskof ont été récupérés par les forces de l’ordre.
LLM / radio Métropole Haïti

