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Le Premier Ministre réactive à nouveau la CNDDR 

Alix Didier Fils-Aimé
Alix Didier Fils-Aimé

L’une des premières décisions du Premier Ministre haïtien, M. Alix Didier Fils Aimé, à la tête de l’Exécutif monocéphale, a été la réactivation de la commission nationale de Démobilisation de désarmement et de Réinsertion (CNDDR).

Le Chef de l’exécutif a réactivé cette commission dissoute par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) en mai 2025. Les Conseillers Présidents avaient dissous cette entité suite à des dénonciations à l’encontre de l’un des commissaires par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).

Deux membres de la commission font partie de cette nouvelle version du CNDDR. Se plus le père Gardy Maisonneuve, membre de la commission vérité, intègre pour la première fois cette commission. Le coordonnateur du Sant Kal levèk est très impliqué dans les activités communautaires et proche de déplacés de Delmas notamment.

La 5 ème version du CNDDR, composée de trois membres, sera vraisemblablement renforcée par d’autres spécialistes.

La CNDDR, une recommandation de l’ONU 

 La réactivation de cette commission fait partie des recommandations de l’ONU. Dans son dernier rapport le secrétaire général de l’ONU avait insisté sur l’urgence d’une entité chargée de faciliter la démobilisation des membres des gangs.

En outre le chef de la Police, M. Vladimir Paraison, avait révélé que plusieurs membres de gangs envisagent de déposer les armes. En raison de l’absence de la CNDDR il avait exhorté les bandits à solliciter les bons offices des leaders religieux et d’opinion afin de s’engager dans une dynamique conforme à la loi. M. Paraison avait promis qu’il garantirait la sécurité des repentis et les transférerait aux autorités judiciaires 

Échec des quatre premières versions

Les défis sont énormes pour la 5 ème version de la CNDDR . De nombreux spécialistes considèrent que les 4 premières versions avaient échoué dans leur mission.

Cette entité avait été lancée pour la première fois par la Mission de Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (Minustah) sous commandement brésilien. L’État haïtien, sous la présidence de M. René Préval, allait instituer cette entité par décret présidentiel en 2006. C’est le père du Premier Ministre, M Alix Fils Aimé, ancien député et membre du cabinet du chef de l’État, qui avait dirigé cette commission. Des représentants de divers secteurs étaient représentés au sein de cette première commission. 

La CNDDR était retombée dans l’oubli et allait être réactivée en 2019 par le président Jovenel Moise. 

Les membres de cette commission, dont le porte parole Jean Rebel Dorcenat, avaient laissé entendre que les chefs de gouvernement qui se sont succédés n’ont jamais mobilisé les ressources financières et matérielles nécessaires au fonctionnement de cette commission. La CNDDR étant une entité relevant de la Primature .

En dépit de tout les commissaires avaient pu élaborer et soumettre un rapport au chef de la Primature.

La réactivation de la commission intervient dans une conjoncture d’offensive tout azimut des forces de l’ordre. Les unités spécialisées obtiennent des résultants probants et récupèrent des territoires. Dans la région métropolitaine au moins deux sous commissariats ont été rouverts et des milliers de déplacés sont revenus dans leur quartiers notamment au bas de Delmas et à Nazon.

LLM / radio Métropole Haïti 

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