
Le football peut être un vecteur de création de richesse, assure un promoteur de sport. M. Patrice Millet, coach et promoteur sportif, presse les autorités gouvernementales haïtiennes à investir dans le talent des jeunes en vue de combattre la délinquance et favoriser la création de richesse. À son avis le pays n’exporte pas les jeunes talentueux footballeurs formés dans les académies et les clubs.
Le ministère des sports et la Fédération Haïtienne de Football (FHF) devraient détenir des dossiers de tous les enfants et adolescents fréquentant les centres de formation .
Il révèle que deux joueurs et une joueuse de des sélections nationales seniors avaient été formés par son club. Deedson Louicius et Leverton Pierre avaient eu la chance d’effectuer des déplacements à l’étranger ce qui leur a ouvert la voie à des contrats professionnels.
En outre Roselaure Borgella, attaquante de la sélection nationale féminine, avait rejoint le club depuis les débuts à Solino.
Ces joueurs ont les meilleures histoires mais d’autres ont réussi à des niveaux intéressants. Plus d’une dizaine d’anciens du club jouent aux Etats Unis en deuxième division. Le destin n’est pas le même pour tous, explique M. Millet faisant valoir que de nombreux jeunes talentueux n’ont jamais eu la chance de voyager à l’étranger comme ce fut le cas pour Deedson et Arcus Carlens qui avaient bénéficié du sponsoring du coach Evans Lescouflair.
De l’avis de M. Millet c’est la FHF qui devrait obtenir des stages dans des clubs professionnels pour les jeunes. Trois joueurs de la sélection U 20 participent cette semaine à un stage en Espagne. Ces programmes devraient être régulier, dit il estimant que de nombreux adolescents sont aussi talentueux que Deedson et Leverton.
Aucune subvention de l’État
M. Millet se désole que l’État haïtien n’accorde aucune subvention aux clubs privés qui sont confrontés à d’énormes défis .
La Fondation Notre Dame du Perpétuel Secours (Fondaps) prend en charge environ 200 enfants et adolescents cette année. M. Millet confie que le nombre de bénéficiaires a été réduit en raison de contraintes budgetaires. Ce sont des entreprises privées et des ONG qui supportent les coûts élevés de prise en charge des enfants.
Il y a 5 ans Olympique club, lié à la Fondation, accueillait plus de 900 enfants et adolescents.
Les ressources collectées permettent à peine de payer les salaires des 10 coachs. D’autres secteurs tels l’alimentation et les activités scolaires doivent également être pris en charge.
Un engagement dans le service communautaire
M. Millet entend poursuivre le combat en vue d’améliorer les conditions de vies des couches vulnérables. Il souligne que sa motivation vise à restaurer la fierté haïtienne. Luttant depuis 20 ans contre un cancer de la moelle osseuse, M. Millet affiche une ferme détermination à lutter avec comme principale motivation sa foi en Dieu.
Outre l’incompréhension des autorités étatiques il doit également faire face à une certaine ingratitude des parents.
En dépit des nombreux succès et de jeunes ayant intégré des clubs en Amérique du Nord, les parents n’ont exprimé aucune gratitude. Toutefois il n’entend pas se décourager envisageant de créer un centre sportif dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
LLM / radio Métropole Haïti

