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Le gouvernement est préoccupé par les 1.5 millions de déplacés 

La situation des personnes déplacées internes diffère d’une région à l’autre. Si dans la région métropolitaine de Port-au-Prince la tendance est au retour dans les quartiers, dans d’autres communes de L’Ouest tel Kenscoff et dans d’autres villes de province, les gangs poursuivent leurs offensives forçant le départ de plusieurs centaines de personnes.

La ministre des affaires étrangères, lors d’une intervention à l’ONU, en début de semaine a fait état de la fermeture de trois sites d’hébergement dans la capitale. Le site de l’OPC, où étaient logés des déplacés du quartier de Solino, fait partie des sites libérés. Les occupants avaient bénéficié d’une subvention de 100 000 gourdes afin de louer une nouvelle maison.

Depuis le début de la semaine des efforts sont déployés en vue de la mise en œuvre du plan de reconstruction de Solino. Le projet prend en compte les garanties sécuritaires et l’accès aux services sociaux de base. Au sud de la capitale, à Gressier les autorités locales remuent ciel et terre en vue de favoriser le retour des déplacés.

 La démolition des murs, érigés sur la route nationale numéro 2, a permis des avancées mais les forces de l’ordre ne contrôlent pas l’entrée nord de la ville. L’administration communale s’est engagée à concrétiser le retour des habitants au centre ville de Gressier.

Recrudescence de la violence à Kenscoff 

La situation est totalement différente à Kenscoff. Le centre ville reste sous la menace des gangs qui contrôlent la quasi-totalité des sections communales. Des rumeurs sur un assaut des bandits contre le centre ville avaient circulé en début de semaine. La dernière offensive des bandits a fait trois blessés et un disparu parmi les brigadiers.

Toutefois les forces de l’ordre ont pu repousser les assauts des malfrats qui ne cachent pas leur velléité de poursuivre leurs offensives vers Pétion ville. Dans le Plateau Central les autorités locales de Mirebalais ont approuvé un plan visant le retour des déplacés.

Le plan prévoit le retrait du gang de Canaan moyennant la dissolution du groupe d’autodéfense Back up Ferrailles. Le processus de démantèlement du groupe a été lancé le dimanche 26 juillet 2026 par un décret municipal. Plusieurs déplacés ont déjà exprimé leur souhait de revenir dans leur quartier après 17 mois de fuite. Le Maire a assuré qu’il n’y aura aucune cohabitation avec les gangs mais une reprise du contrôle par les forces de l’ordre.

Hausse du nombre des déplacés 

Entre Mars et Juin 2026 le Bureau des Affaires Humanitaires de l’ONU, (Ocha) et les partenaires humanitaires avaient recensé 20 000 nouveaux déplacés internes. Selon l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM), le nombre de personnes déplacées internes (PDI) a légèrement augmenté, passant de 1,45 million fin 2025 à 1,47 million en mai 2026. Cette hausse, bien que modérée, reflète la persistance des facteurs d’insécurité et de vulnérabilité qui contraignent les populations à quitter leurs lieux de résidence.

Dans sa dernière publication en Juillet 2026 le haut commissariat des nations unies aux réfugiés (UNHCR) fait état de 1.5 million de personnes déplacées internes et depuis juin, de plus de 140 000 rapatriés. L’augmentation du nombre des déplacés est liée à la hausse des incidents sécuritaires et humanitaires au cours du dernier trimestre. Entre Mars et Juin 2026 le nombre d’incidents a doublé par rapport au trimestre précédent.  185 incidents sécuritaires et humanitaires ont été signalés notamment dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite.

LLM / radio Métropole Haïti 

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