
Un grand nombre de commerçants du secteur informel viennent de lancer un plaidoyer pour la réhabilitation du centre ville de Port-au-Prince. Au cours des derniers mois le champ de Mars et plusieurs autres quartiers ont été libérés mais la situation reste volatile. La présence imposante des forces de l’ordre n’a pourtant pas convaincu de nombreux citoyens à s’aventurer dans ces espaces. Les rues restent désertes au grand dam des petits commerçants.
Ces marchands ont compris qu’il faut rétablir la sécurité sur l’ensemble du centre ville et de la périphérie de la capitale pour une relance significative des activités économiques.
Plaidoyer des commerçants
Les marchands, regroupés au sein du Collectif des commerçants du secteur informel, ont organisé le mardi 11 août 2026, une manifestation pour faire entendre leur voix. La principale revendication est la sécurité condition sine qua none pour le retour des acheteurs.
Les commerçants se plaignent que leurs affaires sont au point mort tandis qu’ils doivent faire face à des obligations financières. Leurs négoces ne parviennent pas à décoller alors qu’ils sont à deux semaines de la rentrée scolaire. Leur plaidoyer concerne également les autres quartiers non encore libérés. La libre circulation des gens et la reprise des activités des écoles et des entreprises privées et publiques sont indispensables pour la croissance économique .
Plusieurs protestataires donnent la garantie qu’ils peuvent relancer leur négoces et s’approvisionner sur le marché international dès que le climat sécuritaire sera rétabli. Par contre des voix s’élèvent pour réclamer des réparations pour de nombreux commerçants décapitalisés par la terreur des gangs. Ils critiquent l’État qui avait failli à sa mission de sécuriser les opérateurs économiques qui contribuent à la richesse nationale. À l’exception des marchands de barbecue sur la place des artistes la quasi-totalité des vendeurs ont récupéré leur places.
Un centre névralgique de la capitale
Plusieurs entités de l’administration publiques et la quasi-totalité des entreprises et institutions privées avaient fui la région. Si l’administration du Palais National est revenue sur place l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) est sur le point de trouver un hébergement loin du centre ville.
Autrefois bouillonnante d’activités commerciales et culturelles 24 heures par jour, le champ Mars était pratiquement un point de ralliement. La présence des commerçants avait attiré un grand nombre d’étudiants et de passionnés. La réouverture des universités et des centres de formation technique va de pair avec une reprise des activités commerciales. Certains restaurants n’avaient pour seuls clients que des étudiants.
Le champ de Mars était également un carrefour par lequel on transitait des quartiers du bord de mer vers les hauteurs de la capitale. De nombreux riverains appellent à la poursuite de opérations de démantèlement des gangs. C’est lorsque tous les quartiers auront été récupérés qu’il sera possible d’envisager une intensification des activités économiques dans le centre commerciale de la capitale.
LLM / radio Métropole Haïti

