
Les autorités électorales haïtiennes ont fait état de multiples tentatives de fraudes durant le processus d’enregistrement des groupements politiques. Ces tentatives de fraudes concernent l’enregistrement des 30 000 membres indispensables pour que les groupements puissent être habilités à inscrire des candidats à divers niveaux en vue des prochaines joutes.
Le rapport révèle que plus de 9 millions d’inscriptions rejetées par le système. Interrogé sur ce problème le directeur général de l’Office Nationale d’Identification (ONI), M. Reynold Guerrier, relativise refusant de considérer toutes les inscriptions rejetées comme étant des tentatives de fraudes.
Il indique que de manière récurrente des individus tentent de contourner un système informatique en saisissant des numéros aléatoires. À son avis certains responsables ont pu être tentés de contourner le système en introduisant des numéros d’identification nationale unique (NINU) incorrects.
Il n’est donc pas alarmé par ces cas de rejet précisant qu’en réalité les numéros saisis ne correspondent pas aux données de l’ONI. M. Guerrier explique que le système rejette automatiquement l’inscription lorsque l’un des champs obligatoires ( nom , prénom, sexe et numéro) est incorrect. Des données saisies de manière incorrecte volontairement ou non conduiront au rejet de l’inscription.
Des fausses cartes d’identification ont pu être rejetées
En ce qui a trait aux nombreuses accusations de vols de données, le directeur de l’ONI estime que le citoyen ayant subi de telle préjudice devrait avoir la possibilité de réclamer une correction. Il déplore que cette option n’existe pas sur la plateforme de l’organisme électoral.
Au cours des dernières semaines des dirigeants de partis politiques ont révélé que leur numéros avaient été inscrits dans le système par une autre formation politique. Le rapport du Conseil Électoral informe par ailleurs que plus de 3 millions d’inscriptions étaient non valides. Le rapport considère qu’il s’agit de tentatives de fraude.
À ce sujet le directeur de l’ONI confirme l’existence de réseaux de faussaires. Certains réseaux ont été démantelés, précise-t-il reconnaissant que les fausses cartes d’identification ont une forte ressemblance avec les cartes authentiques.
M. Guerrier recommande aux citoyens de vérifier l’authenticité de leur cartes auprès de l’ONI. Il assure que d’autres méthodes telles la vérification de l’hologramme à la lumière violette ou des codes de sécurité peuvent être utilisées. Le phénomène de fausses cartes d’identification est très connu et est identifié sous le label de Ti Jocelyne.
Des cartes authentiques non valides
Il est à noter que d’autres cartes authentiques ont pu être rejetées. Il s’agit dans ce cas de cartes non validées par leur détenteurs. Lors de la livraison la carte doit être activée par les empreintes ou la reconnaissance faciale. M. Guerrier refuse de faire des commentaires sur l’inscription des groupements politiques rappelant que l’ONI n’est pas impliquée dans ce processus.
L’ONI accorde un accès partiel à l’organisme électoral à sa base de données pour la vérification de l’identité des citoyens. À ce jour l’ONI a produit de 6 614 098 cartes. Il s’agit de plus de 85% de la population en âge de voter estimée à 7 500 000 par l’Institut haïtien de statistiques et d’informatiques (IHSI). En outre plus de 5 900 000 cartes ont été distribuées.
LLM / radio Métropole Haïti

