
Le département d’État américain a annoncé dimanche l’imposition de restrictions de visas à des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) haïtien, ainsi que la révocation des visas de deux d’entre eux et de leurs familles immédiates (conjoints et enfants).
Ces mesures visent des conseillers accusés d’être impliqués dans le fonctionnement de gangs et d’organisations criminelles en Haïti, notamment en entravant les efforts du gouvernement haïtien pour contrer des groupes désignés comme organisations terroristes étrangères (FTO) par Washington. Le communiqué n’identifie pas nommément les personnes concernées, mais souligne que ces actions s’inscrivent dans l’engagement des États-Unis à soutenir la stabilité haïtienne et à lutter contre la violence des gangs.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions au sein du CPT, dont le mandat expire le 7 février 2026, sans qu’aucune élection n’ait encore été organisée. Quelques jours plus tôt, cinq membres du conseil avaient voté une résolution pour révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, une manœuvre qualifiée d’illégale par l’administration Trump, qui avait multiplié les avertissements contre toute tentative de modification de la composition gouvernementale à ce stade avancé de la transition.
Washington avait déjà menacé d’élargir l’usage d’outils comme les sanctions financières, les saisies d’armes et les restrictions migratoires pour contrer l’impunité et les ingérences favorisant les gangs, alors que la violence armée paralyse toujours une grande partie du pays.

