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Le CEP prêt à réajuster le calendrier électoral

Le gouvernement haïtien entend envoyer un signal fort concernant l’une de ses priorités : l’organisation des élections. C’est dans ce contexte qu’intervient la journée de travail entre le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, et les conseillers électoraux. Accompagné du ministre de la Justice et de ses conseillers, notamment en affaires électorales, le chef du gouvernement a voulu donner le ton.

L’harmonisation du calendrier électoral du 1er décembre 2025 avec le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, ainsi que le budget électoral, ont été au centre des discussions. Le décret électoral doit être conforme aux articles 12 et 14 de ce pacte, considéré comme le socle du gouvernement de transition.

Le gouvernement juge le budget trop élevé et estime que des réductions sont nécessaires dans la perspective d’un financement des élections par le Trésor public. Les déplacements des techniciens et des conseillers électoraux à travers le pays, exclusivement par voie aérienne, auraient contribué à alourdir les coûts. De plus, l’implantation de dix centres régionaux de tabulation des votes représente une dépense supplémentaire.

Arrêt de certaines opérations électorales

Peu avant la réunion avec le chef du gouvernement, le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Jacques Desrosiers, a annoncé la suspension des opérations soumises à des délais légaux, notamment l’enregistrement des candidats et l’inscription des électeurs. Ces opérations devaient se tenir en avril 2026.

L’enregistrement des électeurs est lié à la fermeture du registre électoral, prévue 60 jours avant le scrutin, selon le décret. En ce qui concerne les candidatures, d’autres paramètres liés au calendrier électoral doivent être pris en compte. En revanche, les opérations non soumises à des délais légaux seront maintenues. Ainsi, l’inscription des partis politiques, déjà réalisée, reste valide.

Report du scrutin

Le président du CEP a exprimé de sérieux doutes quant à la tenue du premier tour des élections en août 2026, comme initialement prévu. Il s’est toutefois abstenu d’avancer un nouveau calendrier.

Le CEP entend attendre les propositions des partis politiques relatives à la réforme constitutionnelle. Celles-ci devraient être soumises à une consultation populaire en même temps que le premier tour des élections législatives et présidentielle. Jacques Desrosiers n’a pas souhaité se prononcer sur la faisabilité de cette opération.

Plusieurs dirigeants de partis politiques ont évoqué l’impossibilité d’organiser le référendum en même temps que le premier tour, estimant que celui-ci doit d’abord déterminer les postes à pourvoir. D’autres reconnaissent qu’un report des élections au-delà d’août 2026 sera nécessaire.

Le Pacte national, signé par la majorité des acteurs politiques, ne fixe aucune échéance pour la tenue des élections.

LLM / Radio Métropole Haïti

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