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Le gouvernement lève le voile sur les contrats à caractère sécuritaire

Le gouvernement dément les informations relatives à la signature de contrats léonins entre l’État haïtien et des firmes privées.
Le ministre de la culture et de la communication, M. Emmanuel Ménard, est catégorique; le contrat relatif à la construction de trois centres carcéraux n’existe pas. La Fondation Jé Kléré (FJKL) avait dénoncé la signature d’un contrat de plus de plus de 500 millions de dollars visant la modernisation de trois centres carcéraux dans les départements du Nord est, de l’Ouest et du Sud-est.

Le ministre confie que le gouvernement planche actuellement sur dossier. Il faudra reconstruire les centres carcéraux détruits par les gangs armés lors de leur offensive en 2024. Le ministère de la justice évalue les divers aspects et des études sont en cours. Ce dossier relève de la sécurité nationale, a laissé entendre M. Ménard promettant de fournir les informations aux citoyens.

Les informations fournies par le ministre sont totalement à l’opposé de celles du rapport de la FJKL.
Selon l’organisation de de défense des droits humains le contrat se transformera en une dette de 6 milliards de dollars pour les contribuables. Ledit contrat, paraphé par le ministre de la justice le 15 décembre 2025, s’étendrait sur une période de 50 ans.

Contrôle des frontières

Le ministre Ménard confirme par contre l’existence d’un contrat relatif au contrôle des frontières terrestres. Même s’il n’a pas fourni de détails sur l’enveloppe globale, M. Ménard a expliqué que le contrat s’entend sur une période de deux ans.
De plus il nie qu’une enveloppe initiale ait été décaissée en faveur de la compagnie. Les autorités haïtiennes s’engage à verser des intérêts avoisinant les 15% sur les fonds supplémentaires qui seront collectés.
De l’avis du nouveau ministre de la culture et de la communication ce contrat offre plusieurs avantages à l’État.
Outre la sécurisation de la frontière haitiano- dominicaine il permettra d’obtenir un appui technique et un transfert de technologie. À terme les autorités haïtiennes pourront lancer la modernisation de ce secteur.

Des efforts visant la sécurité publique

Le Secrétaire d’État à la culture et la communication, M. Patrick Chrispin, abondant dans le même sens a donné la garantie que ce contrat s’inscrit dans le cadre des efforts visant à rétablir la sécurité publique. Les gangs contrôlent une partie importante de la frontière qui permet leur ravitaillement en armes et munitions.
De plus la collecte des impôts dans les postes frontaliers est indispensable pour augmenter les recettes de l’État. Le contrat permettra de combattre la contrebande, véritable fléau pour le Trésor public et la production locale. Selon des statistiques du gouvernement, les pertes dans la région frontalière sont supérieures à un milliard de dollars américains.
Les gangs facilitent le transit illégal de plus de 4 000 containers chaque mois sur la frontière.
Le gouvernement estime que les ressources mensuelles générées uniquement dans cette région sont supérieures 8 millions de dollars américains.
Par an les gangs récoltent plus de 96 millions de dollars qui contribuent à dégrader d’avantage le climat sécuritaire.
La douane représente un maillon important de la chaîne sécuritaire, rappelle le docteur Chrispin.
LLM / radio Métropole Haïti

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