Un spécialiste en immigration appelle à la prudence 

FORT LAUDERDALE, FL - MAY 21: Vicki Rosenthal and others protest in front of the United States Citizenship and Immigration Services office in Broward county to urge the Department of Homeland Security to extend Temporary Protected Status for Haitian immigrants on May 21, 2017 in Fort Lauderdale, Florida. Haitians have been eligible for TPS and now the Trump Administration has until May 23 to make a decision on extending TPS for Haitians or allowing it to expire on July 22, which would mean possible deportation for the current TPS holders. (Photo by Joe Raedle/Getty Images)

De nombreux membres de la diaspora haïtienne aux États-Unis sont préoccupés par la fin prochaine du TPS. Plusieurs centaines de migrants haïtiens sont frappés d’un ordre de déportation. Ces ressortissants haïtiens, évoluant dans divers secteurs de l’économie, peuvent être rapatriés à n’importe quel moment. Le juriste Frandley Denis Julien a fait valoir que ces personnes, sous le coup d’un ordre de déportation, n’auront pas accès à un juge d’immigration. Ils peuvent être incarcérés lors de leur rendez-vous à l’agence en charge du contrôle de l’immigration, ICE. Les personnes, objet d’un ordre de déportation, doivent signaler leur présence chaque 6 mois à un bureau de ICE.

Des déportations, redoutées par la communauté haïtienne 

Interrogé sur les circonstances pouvant conduire à un ordre de déportation, M. Julien évoque notamment l’application de cette disposition par un agent d’immigration à la frontière. De plus un juge d’immigration peut émettre un ordre de déportation après un crime commis par le bénéficiaire.

Toutefois un migrant peut solliciter un départ volontaire du pays. Cette option permet d’être eligible dans le futur pour une résidence.

M. Julien fait remarquer qu’en cas de dépassement du délai, la décision est transformée en ordre de déportation.

De nombreux haïtiens sont préoccupés par les ordres de déportation et redoutent plus que jamais l’application de la décision. Le juriste décrit une psychose de peur au sein de la communauté haïtienne.

Appel à la prudence 

Les membres de la communauté haïtienne aux États-Unis doivent faire montre de prudence dans leurs activités, conseille l’avocat en immigration, maître Frandley Denis Julien.

Il exhorte les haitiano américains et les détenteurs d’une carte de résidence à avoir un comportement irréprochable insistant notamment sur la nécessité d’éviter de commettre des délits tels le non renouvellement de la vignette sa plaque d’immatriculation ou de circuler avec un permis de conduire suspendu. Ces délits peuvent entraîner des arrestations, signale t-il.

De plus il recommande aux ressortissants haïtiens de respecter le délai de séjour accordé par l’agent d’immigration. Le juriste atteste que c’est ce délai qui importe pour la durée du séjour en territoire américain et non le visa d’entrée. Le visa donne accès à la compagnie aérienne et aux services d’immigration à l’aéroport.

Le dépassement du délai de séjour entraîne la perte du visa.

En 2025 plus de 100 000 visas ont été révoqués par l’administration américaine. En 2024 il s’agissait de 40 000 visas.

M. Julien assure avoir été informé de l’annulation de visas de personnalités proches des divers secteurs tels le gouvernement, l’opposition ou le secteur privé.

Le statut de résident permanent est fragile, explique le juriste exhortant ses compatriotes à ne pas passer trop de temps en dehors des Etats Unis.

LLM / radio Métropole Haïti 

Publicité