Aristide prône le partenariat entre l’Etat et le privé et la stabilité politique

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Le président haïtien Jean Bertrand Aristide interprète comme un signe de stabilité politique le rassemblement de la Convergence Démocratique le vendredi 22 mars 2002. De retour de Monterrey au Mexique où il a participé à la Conférence des Nations Unies sur le Développement et le Financement de la Pauvreté, le chef de l’Etat s’est félicité du déroulement pacifique de la manifestation de l’Opposition . “ Il ne peut y avoir de développement socio-économique sans une stabilité politique”, a déclaré M. Aristide rappelant que les membres de l’Opposition ont le droit de se réunir et de manifester librement sans faire de provocation. Le chef Lavalas réaffirme sa volonté de créer un climat de paix sociale. “ Je suis le garant de cette stabilité politique” a-t-il poursuivi. M. Aristide en a profité pour renouveler son appel en faveur de la tenue d’élections à la fin de l’année ou au premier semestre de 2003. Le chef de l’Etat a du même coup invité tous les secteurs politiques à respecter les règles du jeu démocratique. Le président du 26 novembre invite le gouvernement à travailler en vue du renforcement de la stabilité politique en Haïti. Auparavant, le président de la République avait dressé un bilan satisfaisant de sa participation au Sommet de l’ONU. M. Aristide lisant un extrait de la déclaration de Monterrey s’est félicité de la décision des participants à cette conférence d’investir dans l’homme pour obtenir le développement et la richesse dans les pays pauvres . En ce sens , Jean Bertrand Aristide a fait référence au programme de son parti  » Investir dans l’Humain  » qui , selon lui, se situe dans la bonne direction . Le chef de l’Etat en a profité pour lancer un appel en faveur d’un partenariat entre riches et pauvres pour combattre la misère . M. Aristide a souligné l’importance de ce pacte pour éviter toute explosion sociale comme c’est le cas actuellement en Argentine . Le chef de l’Exécutif haitien s’est réjoui du comportement de la population haitienne mais se propose de créer un  » filet de sécurité  » consistant à construire notamment des écoles et des centres de santé à travers le pays pour maintenir l’espoir .

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