Corruption au sein du gouvernement ? connais pas! répondent les ministres.

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Les déclarations du sénateur Gérald Gilles relatives à la corruption qui caractériserait le gouvernement de Jean Marie Chérestal ont provoqué des remous au sein de l’équipe au pouvoir. Ces propos ne font pas l’unanimité à differents échelons du pouvoir en place. Le représentant national a.i. de Fanmi Lavalas , Yvon Neptune , prend ses distances par rapport aux déclarations du sénateur Gilles et estime que la position de son collègue n’est pas celle du Sénat. Le président du grand Corps s’est refusé à faire des commentaires sur l’orientation que prendrait une éventuelle interpellation du premier ministre. La plupart des ministres lavalas nient tout scandale financier au sein de leur administration. Les membres du gouvernement qui participaient à la célébration de la fête des Nations-Unies se sont félicités de leur gestion en cette période de crise. Pour Louis Gary Lissade à la justice et la sécurité publique , Guy Paul à la culture et à la communication , Georges Gaston Mérisier, à l’éducation nationale, tout est  » clean « . Quant au ministre du plan , Marc L. Bazin surnommé « mister clean » en 1982 lorsqu’il dirigeait les finances sous Jean Claude Duvalier, il avait vendu sa langue au chat. Pour sa part, le ministre de l’intérieur , Henri Claude Ménard , qui est au coeur de la tempête suite aux déclarations du premier ministre Chérestal , s’est contenté de dire :  » Avec intelligence je réponds paix et respect « . Le ministre des Affaires Etrangères n’apprécie pas l’approche du sénateur Gérald Gilles . C’est une mauvaise polémique estime, Joseph Philippe Antonio qui affirme qu’il s’en ira au moment où il ne se sentira plus à l’aise au sein du gouvernement. Intervenant au Journal du Matin de Radio Métropole le mercredi 24 octobre , le sénateur Gérard Gilles avait annoncé qu’il retirait sa confiance dans le gouvernement Chérestal après les révélations faites par le premier ministre à la Commission Finances du Sénat. Le parlementaire contesté avait estimé que le cabinet ministériel n’était plus crédible après les cas de malversations rapportées par le Chef du Gouvernement particulièrement au niveau du ministère de l’intérieur. Gérald Gilles s’était même demandé si la corruption n’était pas généralisée .