Deux policiers tués par balle à Delmas, commune devenue presqu’invivable

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La police n’en finit pas de compter les victimes dans ses rangs. Deux policiers ont été tués à Delmas 33, tôt dans la matinée du lundi 28 mars 2005, dans le quartier de résidence de René Anthony dit « Grenn Sonnen ». Les victimes, au total trois (3), étaient du staff de la direction générale de l’Autorité Portuaire Nationale. Selon les riverains, ce crime porte l’empreinte des membres du groupe armé dirigé par « Grenn Sonnen », un activiste lavalas et ancien militaire recherché pour lequel une prime de 1 million de gourdes est offerte par le gouvernement pour sa capture. S’exprimant, ce mardi 29 mars, sur une radio à la capitale, René Jean Anthony a annoncé de nouvelles actions et conditionné la suspension de ses activités à la démission du Premier ministre Gérard Latortue. Pendant ce temps, les habitants de Delmas sont aux abois face à l’ampleur de l’insécurité dans la commune. Ils ne cachent pas leur frustration devant l’impuissance des autorités à reprendre le contrôle de la situation et à faire régner la paix. Vigilants et prudents, les habitants de certains quartiers de Delmas gardent la barrière principale de leurs maisons soigneusement fermée depuis cette situation d’insécurité qui affecte la commune. Ils se disent affaissés et fatigués par ce climat de peur et de crainte qui les habite à cause des tirs nourris et quotidiens. Invité du journal du matin de Radio Métropole de ce mardi 29 mars, le maire de Delmas, Prisca Jean Vilfort, exhorte la police à faire son travail tout en assurant que lui et sa troupe ne resteront pas les bras croisés. La zone de Delmas 33, théâtre des violences, est une région stratégique car la route mène à l’Aéroport international.

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