Du courant à gogo à Port-au-Prince en 2004

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D’ici 2004, Port-au-Prince sera éclairée totalement le soir, selon le directeur général de l’Electricité d’Etat d’Haïti (EDH) , Jules André Joseph. La capitale haïtienne ne sera plus comme avant et les différents quartiers de la ville seront alimentés 24/24. M. Joseph parle d’un projet ambitieux qui nécessite d’importants investissements. Le projet est lancé, l’Electricité d’Etat d’Haïti a 32 mois pour réaliser ce grand pari, lever ce grand défi: résoudre définitivement la crise du black-out. Le responsable évite de parler de “plan utopique” puisque le gouvernement promet de mettre tout son poids dans la balance. D’ailleurs ce projet entre dans le cadre des dispositions adoptées en vue de garantir le bon déroulement des festivités devant marquer le bicentenaire de l’Indépendance d’Haïti, le 1er janvier 2004. Le directeur général de l’EDH, Jules André Joseph, se dit convaincu que Port-au-Prince sera transfomée totalement . Dans l’intervalle, la compagnie nationale d’électricité tente de résoudre les problèmes techniques et faire l’acquisition de nouveaux équipements pour relancer la production du courant . Il faudra surtout limiter les pertes qui, selon le directeur général de l’EDH, s’élèvent à plus de 25 millions de gourdes par mois. Pour l’instant, la direction de l’EDH n’envisage pas de régulariser la situation des fraudeurs pour éliminer définitivement le phénomène des prises clandestines, comme le souhaitent plus d’un. Toutefois, précise Jules André Joseph, il existe un plan de redressement de l’EDH. La compagnie nationale d’électricité qui est une unité de gestion dépend en partie de l’Etat. Mais, l’Etat , à lui seul, ne peut pas subvenir éternellement aux besoins d’une entreprise qui fonctionne constamment à perte. En ce sens, Jules André Joseph, mise non seulement sur les mesures de redressement mais aussi sur un partenariat avec le secteur privé. De plus, M. Joseph dit compter sur la collaboration et la compréhension de la population pour une bonne gestion du courant électrique. Le directeur général de l’EDH n’a pas manqué de citer l’exemple de Jacmel où les pertes techniques et non techniques ne dépassent pas 15 % et où les recouvrements avoisinnent les 95 %. Le projet du Cap-haïtien est sur le point de produire les résultats escomptés. En ce qui concerne Port-au-Prince, il faudra tout repenser, rentabiliser l’EDH pour qu’elle cesse d’être une compagnie d’Etat toujours en très mauvais état.

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