Formation d’une commission contre la drogue par l’Exécutif

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Le gouvernement annonce la création d’une Commission Nationale de Lutte contre la Drogue ayant pour sigle “ CONALD” . Les activités seront coordonnées par René Magloire , ancien ministre de la justice du gouvernement Lavalas assisté de Frantz Gabriel et de Frédérick Télusma. La CONALD est placée sous la tutelle du premier ministre qui doit présenter des rapports trimestriels au chef de l’Etat sur l’ensemble de ses activités . Cette commission qui va travailler de concert avec les ministères de la justice , de la santé et des affaires sociales est également chargé de publier un rapport annuel sur la situation nationale et l’évolution de la drogue en Haiti en ce qui a trait à l’offre et à la demande . Elle est aussi habilitée à formuler des propositions suceptibles de favoriser des actions contre la drogue . Cette mesure avait été annoncée par le président Jean Bertrand Aristide dans son discours pour la fête du drapeau et de l’université , le 18 mai dernier à l’Arcahaie . Elle intervient quelques jours après la signature d’un accord de renforcement de la coopération entre les Etats-Unis et Haiti sur la lutte contre le trafic des stupéfiants. Haiti est considérée depuis quelques années comme un point de transit de la drogue en provenance de l’Amérique du Sud à destination des Etats-Unis d’Amérique . Récemment , le sous-secrétaire d’Etat américain pour les affaires hémisphériques , Lino Guttierez , avait fait ressortir les dangers que représente pour les Etats-Uns l’utilisation d’Haiti comme point de transit par les narco-trafiquants . Par ailleurs, le président de la République a choisi Necker Dessables , un militant des droits humains ,comme nouveau responsable de l’Office de Protection du Citoyen (OPC). M. Dessables remplace à ce poste le docteur Louis E. Roy qui avait démissionné en raison de son âge avancé. Depuis le départ du docteur Roy, l’intérim était assuré par le responsable adjoint Madame Florence Elie. Selon la Constitution, l’office est chargé de protéger tout individu contre toutes les formes d’abus de l’administration publique. Le protecteur du citoyen est investi d’un mandat de 7 ans et son choix doit être le fruit d’un consensus entre le chef de l’Etat et les présidents des deux (2) chambres. L’Office de Protection du Citoyen est en proie à de nombreuses difficultés dans le cadre de son fonctionnement.

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