Hermione Léonard dément avoir quitté Haïti

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L’ex-directrice départementale de l’ouest, Hermione Léonard (DDO), a, dans un entretien exclusif à AlterPresse, démenti formellement avoir pris refuge en République Dominicaine. « Je suis chez moi, à Port-au-Prince. Je vaque normalement à toutes mes activités. Je ne compte pas abandonner Haïti. Je l’aime trop », a confié à AlterPresse madame Léonard. Elle a renchéri en disant que « personne ne peut me faire quitter le pays ». Dans son édition du 24 août 2003, le quotidien dominicain Hoy, citant des sources non précisées, avait indiqué que l’ancienne commissaire divisionnaire avait quitté le territoire d’Haïti le 21 août écoulé, en passant par la frontière de Malpasse / Jimani. Hermione Léonard a nié avoir acheté une maison en République Dominicaine, comme l’indiquait le quotidien dominicain. Elle affirme, par ailleurs, ne s’être pas rendue en territoire voisin depuis un an. Dans sa livraison du 24 août, le journal dominicain Hoy avait lié la disgrâce de l’ancienne cheffe de la DDO au sein du parti au pouvoir, Fanmi Lavalas, à une apparente « tentative de séquestration des deux filles du président Jean Bertrand Aristide, Christine et Michaelle, par une douzaine d’agents de la DDO, pendant la première quinzaine du mois d’août 2003 ». Hermione Léonard a déclaré à AlterPresse ne pas accorder d’importance à ces « allégations » du quotidien dominicain. « On a fait beaucoup de bruit pour rien. Il n’y a pas eu d’incident ce jour-là. Je n’ai pas de problème avec le pouvoir », a ajouté l’ancienne commissaire divisionnaire. Hermione Léonard justifie plutôt sa démission par la fatigue et l’impuissance. « Comme directrice de la DDO, je ne me sentais jamais à mon aise. J’éprouvais un sentiment mêlé de honte et d’impuissance face à l’insécurité qu’on n’arrivait pas à juguler », a confié à AlterPresse H. Léonard, qui a été très peu loquace sur ses projets. Le nom de Hermione Léonard a été cité, en janvier 2003, parmi une liste de personnalités du régime lavalas, dont les visas d’entrée aux Etats-Unis ont été annulés pour « implication présumée dans le trafic de drogue » en direction des Etats-Unis. A la question de savoir si elle est toujours sous le coup de cette interdiction d’entrée dans la république étoilée, l’ancienne commissaire divisionnaire dit n’avoir pas cherché à savoir. « Cela ne m’intéresse pas. Je n’ai effectué aucune démarche auprès de l’ambassade ou du consulat », ajoute Hermionne Léonard.

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