La décision du BCEN est scandaleuse selon le RNDDH

Le coordonnateur général du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, qualifie de scandaleuse la décision du Tribunal électoral suprême de mettre en quarantaine uniquement les procès verbaux tirés au hasard lors d’une séance de vérification au Centre de Tabulation. Le défenseur des droits humains soutient que les procès verbaux vérifiés ont été tirés sur une base aléatoire et ne représentaient donc qu’un échantillon.Les juges électoraux ont refusé que plus de procès verbaux soient tirés parce qu’ils voulaient finir rapidement avec le processus, dit-il soulignant que l’échantillon des procès verbaux tirés au hasard prouvent que le problème est plus grave et qu’il faut une enquête approfondie. D’après M. Espérance le directeur du Centre de tabulation ne dispose plus de crédibilité pour mettre à l’ écart des procès verbaux qu’il avait décidé de comptabiliser.La décision du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN) décrédibilise d’avantage un Conseil Electoral Provisoire (CEP) décrié, a-t-il dit. M. Espérance croit que les conseillers électoraux Ricardo Augustin et Jacseus Joseph, ayant siégé au BCEN, ont par cette décision prouvé leur solidarité avec leurs collègues du CEP. Les membres du CEP sont impliqués dans les fraudes massives puisqu’ils ont créé de fausses organisations pour réaliser des fraudes sous la couverture de mission d’observation électorale, argue t-il. Le coordonateur du RNDDH soutient que seule une commission indépendante d’enquête peut réaliser les vérifications des procès verbaux au Centre de Tabulation.Il faut des personnalités au dessus de tout soupçon pour réaliser ce travail, a dit M. Espérance. Il recommande qu’une solution politique soit trouvée à la crise électorale faisant valoir que la décision du BCEN ne peut en aucun cas résoudre la crise.Il rappelle que cette décision concerne un recours exercé par deux candidats à la présidence, Maryse Narcisse et Vilaire Cluny Duroseau. Les principaux candidats à la présidence réclament la formation d’une commission d’enquête indépendante afin d’épurer le scrutin. LLM / radio Métropole Haïti

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