La région frontalière sévèrement touchée par les récents cyclones

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Le directeur exécutif de la commission de développement frontalier (CDF), Max Antoine, tire la sonnette d’alarme pour les villes frontalières sévèrement touchées par les récents cyclones.Des dégâts matériels importants ont été enregistrés dans 17 des 18 communes de la zone frontalière soutient M. Antoine. » Fond Verettes est pratiquement détruit », argue t-il faisant état de 1352 maisonnettes détruites dans cette commune.Dans la région de Forêts des pins, plus de 3 000 pins ont été abattus par les vents violents d’Hanna rapportent des responsables d’organisations. » 80 % du bétail dans la région a disparu et les autres plantations ont été sévèrement affectées », déclare le directeur exécutif de la commission de développement frontalier rappelant que les inondations ont toujours causé d’importants dégâts dans cette région.Répondant aux questions des journalistes lors d’une tournée d’évaluation à Thomazeau, Max Antoine a attiré l’attention sur l’inondation des terres agricoles par le lac Azueï. » Les paysans ne peuvent cultiver aucune denrée et la misère s’est installée dans cette commune », constate M. Antoine.Thomonde est totalement inondée, alors que Thomassique et Cerca la Source ont subi des dégâts importants lors du passage des récents cyclones.De plus, Le directeur exécutif de la commission de développement frontalier confirme que le pont Bonnet à Malpasse est endommagé. » Ce pont qui relie Haïti à la république Dominicaine peut céder à n’importe quel moment », prévient –il.Les responsables de la CDF ne disposent pas encore d’informations sur les dégâts enregistrés lors du passage de l’ouragan Ike dans les communes de Ouanaminte, Mont Organisé, Capotille et Fort Liberté.Selon M. Antoine des interventions urgentes doivent être réalisées dans 17 des 18 communes de la région frontalière après les récents cyclones.Anse-a-Pitres a été épargné par les cyclones Gustav et Hanna. Le directeur exécutif de la commission de développement frontalier rappelle que la région est confrontée à des problèmes de dégradation de l’environnement et de capacité de développement. » Il y a de nombreux défis à relever et nous espérons que l’administration centrale accordera une attention spéciale à la zone frontalière », insiste M. Antoine.

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