Le chef de la Minustah critique l’attitude des sénateurs

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Le chef de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah), Edmond Mulet, a pris position en faveur de l’exécutif dans le début de bras de fer opposant les pouvoirs exécutif et législatif dans le cadre de l’affaire Gassant.Le chef de la Minustah  » conseille aux Sénateurs et aux Députés de faire très attention à ce qu’ils ne soient pas vus ou perçus comme les défenseurs des corrompus ou des narcotrafiquants ».Tout en qualifiant d’erreur la décision d’interpeller le premier ministre, M. Mulet crois qu’il y a des députés et des sénateurs qui sont en train de mettre en danger le processus de stabilisation dans le pays.  » Je crois qu’il y a des acteurs, des groupes et des individus en Haïti qui n’aimeraient pas que le gouvernement avance vers l’établissement d’un Etat de droit « , déclare le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti. » Parfois, il y a la manipulation, il y a utilisation de tiers pour déstabiliser ce processus », pense Edmond Mulet qui invite les parlementaires à faire preuve de prudence ».Edmond Mulet met en garde contre toute tentative de faire échec au « projet de l’Exécutif axé sur l’instauration d’un Etat droit », tout en précisant que « la population commence à comprendre qui est du bon côté, qui est du mauvais côté ».Les déclarations du représentant du secrétaire général de l’ONU ont soulevé l’indignation de plusieurs sénateurs qui réclament des excuses publiques.Le président de la commission justice, Youri Latortue, qualifie d’ingérence les déclarations du chef de la Minustah, estimant que l’interpellation fait partie des prérogatives du parlement.Le président du sénat, Joseph Lambert et le sénateur Gabriel Fortuné, ayant formulé l’interpellation, ont également condamné les déclarations de M. Mulet.

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