Le NCHR exprime son désaccord avec la formule de désarmement adoptée par le président Aristide

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L’organisation de défense des droits de l’homme , National Coalition for Haitian Rights (NCHR) , critique la méthode choisie par le pouvoir Lavalas pour opérer notamment le désarmement des bandes rivales dans les quartiers populaires. L’un des responsables de la Coalition Nationale pour les droits des Haïtiens , Pierre Espérance , estime que le rachat des armes illégales au double de leur valeur dans les commissariats ne fera qu’affaiblir les institutions en particulier la Police Nationale d’Haiti (PNH) . M. Espérance indique que la police risque de jouer un rôle de spectateur au même titre que l’administration judiciaire . Un tel climat, poursuit-il, ne peut que favoriser l’impunité . Le dirigeant de NCHR a pris en exemple la situation qui prévaut aux Gonaïves particulièrement dans le quartier populaire de Raboteau où l’arrestation du chef d’Organisations Populaires (OP) , Amiot Métayer alias  » Cubain « , est réclamée par la population qui lui reproche de nombreuses exactions dont des crimes . Pierre Espérance souligne que la police a pour devoir de procéder à la saisie de toutes armes illégales et éventuellement mettre sous les verrous toute personne impliquée dans des actions contraires au Droit . L’Opposition a également critiqué cette méthode de désarmement décidée par le président Aristide . Les représentants de la Convergence Démocratique estiment que cette question est trop importante pour être traitée avec une telle légèreté par le chef de l’Etat . Ce dernier, dans une conférence de presse, à l’occasion du Sommet de Madrid , le vendredi 17 mai 2002 , avait réaffirmé sa proposition aux détenteurs illégaux d’armes à feu et demandé à la police d’agir dans la non-violence .

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