
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a appelé jeudi les Nations Unies à déployer immédiatement la Force de répression des gangs (FRG), invoquant l’urgence sécuritaire en Haïti, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU le 23 avril 2026.
S’exprimant devant les membres du Conseil, le chef du gouvernement a mis en avant l’implication des Forces armées d’Haïti (FAd’H) dans la consolidation des zones reprises aux groupes armés. Il a également insisté sur les efforts engagés par son administration pour renforcer à la fois les capacités de l’armée et celles de la Police nationale d’Haïti.
Au cours de la même session, le représentant spécial du secrétaire général et chef du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), Carlos Ruiz Massieu, a lancé un appel à la « responsabilité collective » face à la dégradation de la situation. Tout en reconnaissant certains progrès institutionnels, il a exhorté les acteurs nationaux et internationaux à traduire les avancées politiques en résultats concrets pour la population, en particulier en matière de sécurité, qu’il a qualifiée de condition indispensable à la stabilité du pays.
De son côté, Jack Christofides, représentant spécial de la Force de répression des gangs, a dressé un constat alarmant de la crise sécuritaire. Lors de son audition devant le Conseil, il a plaidé pour une montée en puissance du dispositif international, évoquant notamment le rôle stratégique des contingents étrangers, dont des unités tchadiennes.
M. Christofides a souligné que l’objectif prioritaire reste la neutralisation des foyers de violence et la sécurisation des infrastructures clés. Il a estimé que le rétablissement de l’ordre public constituait un préalable essentiel à la réussite de la transition politique et à l’organisation d’élections inclusives en Haïti.

