Le SRAS continue de faire des victimes pendant que les recherches se poursuivent…

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Plus de 5400 cas de pneumonie atypique et 355 décès recensés dans le monde , selon un dernier bilan publié par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans l’après-midi du mardi 29 avril 2003 . La plupart des personnes décédées sont âgées entre 20 et 60 ans . Le Syndrome Respiratoire Aigu (SRAS) pourrait être moins virulent chez les enfants que chez les adultes. On est toujours au stade des hypothèses, tout reste à prouver par les chercheurs. Mais analysant la tranche d’âge des personnes qui sont mortes des suites de l’infection au SRAS, une université chinoise de Hong Kong croit comprendre que le SRAS est moins agressif chez les enfants que chez les adultes. Ce qu’il faut comprendre et sans ambigüté, les personnes ayant une bonne condition physique résistent à l’infection et dans certains cas leur système immunitaire arrive à se débarasser du virus. Autres remarques produites, le SRAS pourrait être le fruit d’une mutation d’un virus animal dans l’organisme humain. Théoriquement, les virus du type coronavirus sont sensibles à la chaleur et ne vivent que pendant 24 heures à l’air. En revanche, le SRAS peut vivre plus longtemps dans l’environnement, il résiste aux antibiotiques et s’attaque aux voies respiratoires en provoquant la pneumopathie, une pathologie mortelle. Les scientifiques sont d’avis que le SRAS se propage dans l’air et par contact rapproché avec un individu infecté présentant déjà les symptômes de la maladie. C’est la raison pour laquelle, les personnels soignants dans les hôpitaux sont les plus touchés par la pneumonie atypique. Face à la propagation rapide de la pneumopathie dans le monde, les chercheurs redoublent d’effort pour décrypter le patrimoine génétique du SRAS . Car, seule une connaissance précise devrait permettre la mise au point de tests de dépistage rapides et la fabrication de vaccin capable d’enrayer le mal.