Les élèves de retour au Lycée Pétion sous les coups de feu au Bel-Air. Leur slogan : l’éducation ou la mort …

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Les élèves du Lycée Pétion situé à l’entrée du Bel-air peuvent enfin fréquenter l’établissement prisonnier des violences depuis le 30 septembre. La présence de la police nationale et de la Minustah permet une timide reprise des activistes scolaires depuis le lundi 25 octobre 2004. Mais, il n’y a pas vraiment une ambiance de travail. On aurait pu depuis le 30 septembre dernier rebaptiser le Lycée Alexandre Pétion : « Lycée Capois La mort » et on n’ aurait pas tort car il faut vraiment braver le danger, marcher vite, voire des fois courir sous les tirs pour atteindre l’établissement. Les lycéens ont d’ailleurs depuis quelques jours défini leur slogan : l’école ou la mort. Le malheur du Lycée est d’être situé à proximité du Bel-air, ce quartier populaire où crépitent des armes automatiques quotidiennement. Les incidences de cette situation sur le fonctionnement de l’école sont visibles. Des professeurs sont absents et ceux présents font de leur mieux pour combler les lacunes. S’adapter à la situation, c’est justement ce que la majorité des écoliers, surtout les plus jeunes, n’arrive toujours pas à faire. Car, pour certains, ménager cours et tirs c’est impossible. Le lycée retrouve aujourd’hui plus de trente pourcent de son effectif mais quatre classes sur 20 travaillent. Le problème, il n’y a pas suffisamment de professeurs présents. Depuis le début des violences déclenchées par les chimères Lavalas, le directeur du lycée ne s’est pas présenté à son bureau, le censeur de l’école se doit de tout gérer seul. Et pour les élèves, chaque jour de classe est un jour de grâce.

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