Les OP des Gonaives se déclarent déterminées à renverser le président Jean Bertrand Aristide

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La tension est vive , ce lundi 5 août 2002, aux Gonaïves avec une nouvelle manifestation hostile au président Jean Bertrand Aristide . Les Organisations Populaires (OP) proches du militant Lavalas Amiot Métayer dit  » Cubain  » ont gagné les rues pour exprimer leur désaccord avec le dirigeant Lavalas et réclamer son départ. Sur fond de tirs d’armes à feu et de barricades enflammées, les manifestants réunis au sein des  » Forces Révolutionnaires de Raboteau  » ont lancé une opération en vue du « déchoucage » du président de la République . Ils demandent à l’International de se mettre de la partie avant le 12 août pour forcer Jean Bertrand Aristide à quitter le pouvoir qui , disent-ils, n’a rien fait pour sortir la population de la misère . Les revendications des OP Lavalas sont reprises par plusieurs membres de la population du quartier populaire  » Dekaro  » . Les habitants de cette zone dénoncent l’intervention brutale d’agents du Corps d’Intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO) ce matin dans ce quartier populaire . Jusqu’ici , les Unités Spécialisées de la Police ne sont toujours pas intervenues à « Raboteau », base du chef d’OP ,Amiot Métayer qui a célébré , samedi dernier, à la tête d’une imposante manifestation sa  » libération « . Les membres d’OP qui ont donné l’assaut au commissariat de police  » Toussaint Louverture  » de la Cité de l’Indépendance se déclarent déterminés à obtenir le départ du pouvoir du président Aristide . Ils invitent la population de l’ensemble des neuf (9) départements à se soulever contre le chef de l’Etat . Le président Jean Bertrand Aristide n’a toujours pas fait de déclarations depuis ces évènements sinon un communiqué de presse de la presse annoncant des dispositions pour ramener l’ordre aux Gonaïves où les activités sont à nouveau paralysées ce lundi . Pendant ce temps, à Petit-Goave , plus d’un (1) millier de personnes ont manifesté , le samedi 3 août , pour réclamer l’arrestation des auteurs de l’assassinat du journaliste, Brignol Lindor. Cette initiative du Comité de Solidarité au confrère ,lapidé le 3 décembre 2001, s’est transformée en manifestation anti-Aristide et en faveur d’élections générales.

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