Les Organisations Populaires (OP) Lavalas maintiennent la pression sur le secteur des affaires

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Les OP proches du parti au pouvoir étaient présentes une nouvelle fois, le lundi 4 mars 2002, devant le local de la Direction Générale des Impôts ( D.G.I.) à Port-au-Prince pour dénoncer les hommes et femmes d’affaires qui ne seraient pas en règle avec le fisc. Ces membres d’OP semblent se substituer à la D.G.I. , seule habilitée à utiliser tous les moyens légaux pour forcer les contribuables, quels qu’ils soient, à s’acquitter de leurs redevances fiscales. Ces partisans du régime Lavalas font usage de pancartes pour publier les noms des personnes qui ne seraient pas en règles avec l’institution de perception . Ils déclarent maintenir la mobilisation jusqu’à ce que les concernés acceptent d’honorer leur dette envers l’Etat. Ces militants Lavalas qui se déclarent très pauvres affirment qu' » on ne peut lutter contre le chômage et la misère si les contribuables refusent de leur propre gré de payer les taxes  » . A ce niveau , la Diretion Générale des Impôts rejoint les manifestants mais adopte une nouvelle stratégie pour parvenir à ses fins . La D.G.I. publie des listes des contribuables qui doivent de l’argent à l’Etat et les contacte directement soit par téléphone ou par lettre. Le porte-parole , Muray Lustin Junior, annonce que l’institution de collecte d’impôts se penche actuellement sur une autre liste. Elle concerne tous ceux et celles qui ont participé dans la construction des stands et des chars allégoriques durant le carnaval , même les médias seront appelés à supporter le trésor public. Ces agents économiques ont jusqu’au 15 mars pour faire une déclaration à la D.G.I., avertit Muray Lustin Junior . Toujours dans le cadre d’élargissement de l’assiette fiscale, la D.G.I. envisage de mettre sur pied un poste à la douane de l’aéroport de Port-au-Prince . La Direction Générale des Impôts compte également déployer ses agents dans la zone frontalière avec la République Dominique où tous les échanges commerciaux se font en l’absence de tout contrôle administratif.

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