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L’OIM note l’aggravation de la crise du déplacement 

La crise du déplacement, résultant de la terreur des gangs armés, a atteint des niveaux sans précédent. L’organisation Internationale pour la Migration (OIM) informe qu’en août 2026 le nombre de déplacés internes était supérieur à 1 466 862 sur l’ensemble du territoire.

Les massacres perpétrés par les gangs lors des assauts de juillet et d’août à Kenskoff ont contribué à grossir considérablement le nombre de personnes ayant fui leurs résidences. Selon l’OIM plus de 10 000 déplacés ont été recensés à Kenskoff après ces violences qui auraient coûté la vie à plus de 40 personnes.

L’OIM a soutenu que la crise du déplacement est alimentée par l’insécurité persistante, les déplacements répétés de population et la pression croissante sur les communautés d’accueil et les services essentiels. L’OIM et ses partenaires ont continué d’apporter une assistance vitale, notamment dans les secteurs des abris, de l’Eau, de l’assainissement, de l’hygiène, de la santé, de la protection et de la gestion des sites.

En outre l’organisme assure avoir déployer des efforts pour soutenir le relèvement et la stabilisation. 93 878 personnes ont bénéficié d’une assistance de l’OIM. L’organisme déplore que son appel à la mobilisation de 70 millions de dollars pour venir en aide aux déplacés ne soit financé qu’à hauteur de 54%. Dans son plan de réponse à la crise en Haïti pour cette année l’OIM cible une population d’un million de déplacés.

Hausse des retours forcés 

L’OIM informe que 28 104 personnes ont été retournées de force en Haïti, en août, soit une augmentation de 0.04% par rapport à juillet 2026.  Il s’agit du nombre mensuel le plus élevé de retours forcés observé depuis le lancement du suivi systématique de ces mouvements en 2021. Au cours des 8 premiers mois de l’année 2026, le nombre de personnes retournées de force s’élève à 197 917 personnes, une hausse de 11 % par rapport à la même période en 2025, ce qui annonce une tendance à la hausse des retours forcés en 2026 comparativement aux années précédentes. 

Les augmentations les plus significatives ont été observées aux points d’entrée de Malpasse, Port des Cayes et Ouanaminthe. Plusieurs organismes dont l’Office National de la Migration (ONM), l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) participent au Groupe de travail sur la protection des migrants, notamment en collectant des données sur le volume des flux de retour forcé aux points d’entrée en Haïti. L’OIM indique que 2 484 migrants ont bénéficié d’une assistance aux frontières. 98% des déportés viennent de la République Dominicaine précise le rapport faisant remarquer que 907 personnes sont contraintes au retour forcé quotidiennement.

LLM / radio Métropole Haïti 

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