L’Opposition dénonce les violences du 29 avril à Port-au-Prince

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Le responsable du parti Konvansyon Inite DemokratiK (KID) , Evans Paul, condamne les actes de violence perpétrés le lundi 29 avril 2002 par les membres d’Organisations Populaires (OP) Lavalas mécontents de la politique du gouvernement . Selon M. Paul , le président Jean Bertrand Aristide est directement responsable de la situation créée par les OP dans les rues de la capitale . Le dirigeant de la Convergence Démocratique dénonce cette situation anarchique et fustige le comportement du chef de l’Etat . Parallèlement, le bureau de la Chambre des Députés condamne les violences enregistrées à Port-au-Prince et dans certaines zones avoisinantes . Dans une note de presse rendue public le lundi 29 avril 2002 , le bureau dit constater avec stupéfaction que les véhicules assurant le trafic d’élèves et des habitants de Delmas , de Carrefour et de Martissant ont essuyé des jets de pierres et de bouteilles. Le président Lavalas de la Chambre Basse , Rudy Eriveaux , précise que le ” véhicule d’immatriculation officielle à bord duquel se trouvaient deux (2) députés de la 47ème législature , a eu son pare-brise et la vitre arrière-droit cassés et le parlementaire Ramilus Bolivar en est sorti avec une blessure à l’épaule “. Dans cette note, le bureau de la Chambre des Députés dénonce “ tous ceux qui sous couvert des revendications du peuple haitien , jettent le trouble au sein de la population dans le but inavoué de destabliliser le pouvoir légitime en place dans le pays “. Plusieurs quartiers populaires de Port-au-Prince étaient en ébullition le lundi 29 avril . La tension était particulièrement vive à “ Solino” où les habitants de ce quartier populeux avaient exprimé leur ras-le-bol face au comportement du pouvoir qui n’en finit pas de faire des promesses de création d’emplois sans pouvoir les tenir . A Martissant , un enfant a été tué par balles par des inconnus armés qui circulaient à bord d’un véhicule . Les hommes armés avaient fait feu sur des membres d’OP qui dressaient des barricades sur la chaussée.

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