Massacre de Canaan : La Police annonce l’ouverture d’une enquête

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La Police Nationale d’Haïti condamne le «drame regrettable» survenu à Canaan samedi 26 août dernier au cours d’une manifestation contre l’insécurité organisée à l’initiative du leader religieux, Marcorel Zidor, alias Marco.

Dans une note, la PNH annonce l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de fixer les responsabilités dans cette affaire.

Informée de la tenue de la marche, la Police déclare avoir pris des dispositions en établissant des périmètres de sécurité pour empêcher aux participants d’atteindre leur destination.

D’ailleurs selon PNH, des pourparlers ont été entrepris en vue de convaincre les organisateurs de ne pas poursuivre dans cette entreprise pour éviter un carnage de la part des bandits qui disposent d’un arsenal de guerre.

Mais en vain, « les manifestants, dans la foulée, ont contourné les dispositifs de sécurité établis par les forces de l’ordre, et sont quand même arrivés dans les zones souhaitées pour affronter les membres du gang dirigé par Ti Jeff», peut-on lire dans la note de l’institution policière.

Condamnant ce drame “regrettable” la PNH informe qu’une enquête judiciaire est déjà ouverte à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), en vue de fixer les responsabilités de tous les acteurs dans cette affaire afin que de tels actes irrationnels ne se reproduisent plus.

En conclusion, la Police Nationale d’Haïti, une fois de plus, sollicite la franche collaboration de la population dans les limites de la Loi dans la lutte contre le grand banditisme sous toutes ses formes.

Des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux montrent des corps sans vie et exposent une cruauté sans précédent de la part des bandits qui ont volontairement filmé le carnage pour confirmer l’échec de la manifestation. La préoccupation maintenant est de savoir ou est passé l’état face à cet enfer que vivent les citoyens haïtiens.

 Notons que c’est dans ce contexte que  lors d’une réunion tenue à New York le 25 août sur le dossier d’Haïti, la délégation du Kenya a clairement indiqué qu’elle arrive à comprendre les besoins d’Haïti et comment elle pourra aider. Et l’option pour le déploiement d’une force statique en vue de sécuriser les institutions clés n’est plus sur la table. Il envisage le déploiement  d’une force opérationnelle offensive pour combattre les gangs en Haïti.

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