Nouveaux dons de la Banque Mondiale à Haïti

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La Banque mondiale a signé deux accords de don d’un montant total de 1,36 million de dollars pour financer une stratégie nationale de gestion des déchets solides ainsi que des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement pilotés à l’échelon local dans les zones rurales en Haïti. Ces projets font partie d’un programme de dons de 6,4 millions de dollars approuvé par la Banque mondiale en septembre 2004 et monté en coordination avec le gouvernement de Haïti et d’autres partenaires de la communauté du développement. L’un des deux dons — Approvisionnement en eau et assainissement en zone rurale —, d’un montant de 855 000 dollars, aidera le Service national de l’eau potable (SNEP) à préparer une stratégie nationale d’approvisionnement en eau et d’assainissement en zone rurale en coordination étroite avec d’autres administrations et des organisations non gouvernementales. Il financera en outre la construction ou la remise en état de réseaux de distribution d’eau et d’équipements sanitaires dans les écoles du département du Sud. Ces projets seront préparés en étroite collaboration avec les populations locales et expérimenteront de nouvelles formules d’exploitation et d’entretien pour améliorer la viabilité à long terme de ces installations. Le projet comporte également une composante « éducation sanitaire ». Selon les estimations de l’OMS, en 2000, seuls 51 % des foyers ruraux en Haïti avaient accès à un minimum d’eau salubre et 23 % seulement disposaient d’équipements sanitaires satisfaisants. L’autre don — Stratégie nationale de gestion des déchets solides —, d’un montant de 500 000 dollars, sera supervisé par le Ministère des travaux publics, transports et communications. Cette stratégie permettra de faire émerger un consensus entre l’administration centrale et les collectivités locales, le secteur privé, la société civile et les principaux bailleurs de fonds. Elle comportera des recommandations portant sur la réforme et le renforcement des institutions, la sensibilisation de l’opinion et la participation du secteur privé. Ce projet contribuera également au ramassage des déchets solides, notamment dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince. Il s’agit d’un service qui laisse beaucoup à désirer dans les zones urbaines du pays, là où les déchets non ramassés contribuent aux inondations et à la propagation des maladies. Les pouvoirs publics ont besoin d’une stratégie nationale qui aidera à coordonner les efforts et à mettre en évidence les grandes priorités. De même, il est urgent d’améliorer le ramassage des déchets dans les quartiers pauvres, qui pâtissent d’un niveau de services insuffisant. « Ces dons aideront à répondre aux besoins urgents de certains des groupes les plus vulnérables de la population haïtienne en matière de services sociaux et d’infrastructures essentiels », a déclaré Caroline Anstey, directeur-pays pour les Caraïbes. « Ils s’inscrivent dans un programme plus large de financement sous forme de don qui a été élaboré de concert avec les autorités haïtiennes et les partenaires internationaux. Ce programme vise à apporter une réponse rapide à ces besoins et à soutenir les initiatives prises par les pouvoirs publics en vue d’engager des réformes et renforcer les institutions. » Les ressources du Fonds fiduciaire de la Banque mondiale en faveur des pays à faible revenu en difficulté (LICUS), créé en janvier 2004, serviront à financer ces activités. Ce fonds a été mis en place dans le but d’aider les pays à faible revenu confrontés à de graves conflits et à des problèmes institutionnels majeurs à entreprendre les réformes nécessaires pour renouer avec la communauté internationale et répondre aux besoins sociaux urgents avec l’aide coordonnée de plusieurs bailleurs de fonds. D’un montant de 6,4 millions de dollars, le Fonds fiduciaire pour Haïti est un élément clé de la stratégie globale de la Banque dans ce pays. Cette stratégie a pour objectif de restaurer la crédibilité des institutions et redonner espoir à la population en aidant le Gouvernement à prendre des mesures aux effets rapides, par exemple, en assurant la fourniture des services de base et en créant des emplois. Ce programme vise également à engager des réformes qui favoriseront à terme une bonne gouvernance et un développement des institutions. En Haïti, le fonds fiduciaire finance également des cantines scolaires, des initiatives de réforme de la gouvernance économique, des partenariats en matière d’éducation, un programme élémentaire de réhabilitation à fort coefficient de main-d’œuvre, un projet pilote de gestion des catastrophes naturelles et des actions de communication. Les projets financés par ces dons sont inspirés du programme transitoire de deux ans du gouvernement haïtien, tel qu’identifié dans le Cadre de coopération intérimaire (CCI). Le CCI est le fruit d’une coopération internationale conduite par le gouvernement haïtien et coordonnée avec l’appui de la Banque mondiale, le PNUD, la Banque interaméricaine de développement, et l’Union européenne. Vingt-six organismes d’aide bilatérale et multilatérale, des organisations des Nations Unies, la société civile et le secteur privé ont contribué à l’élaboration du CCI. Source : Banque Mondiale

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