30.8 C
Haïti
16:53

Plusieurs pays soutiennent les sanctions imposées par le Conseil de sécurité 

German Foreign Minister Heiko Maas (C) speaks at a UN Security Council meeting at United Nations headquarters in New York on February 26, 2020. (Photo by Johannes EISELE / AFP)

Des ambassadeurs de plusieurs pays ont salué le vote hier de la résolution prolongeant d’une année le régime de sanctions concernant Haïti, qui comprend un embargo sur les armes, une interdiction de voyager et un gel des avoirs. La résolution proroge également de 13 mois le mandat du Groupe d’experts chargé d’assister le comité des sanctions concernant Haïti.

La Représentante permanente adjointe des États-Unis auprès de l’ONU, Mme Jennifer Locetta a salué la prorogation du mandat du groupe d’experts et de la prorogation de l’interdiction de voyage, des gels des avoirs, et des mesures d’embargo sur les armes pour une année supplémentaire. Elle a précisé que les embargos sur les armes ne s’appliquent pas aux ventes, à la fourniture ou au transfert d’armes et matières connexes, ou à la fourniture de formations pour le gouvernement d’Haïti, dont l’objectif est de parvenir aux objectifs de paix et de sécurité uniquement.

Le vote d’aujourd’hui est encore un signal fort: la communauté internationale soutient la population d’Haïti, a t-elle martelé. En outre elle appelle le gouvernement haïtien à adopter un décret réglementant l’exploitation des anguilles. Ce commerce alimente les groupes armés dans le pays et prive le peuple haïtien de ses ressources

Le Panama appelle à une intensification des sanctions 

De son côté le Représentant du Panama, co-rédacteur de la résolution, a rappelé qu’il existe une relation intime qui a été documentée entre certains secteurs de l’élite politique et économique haïtienne et les gangs, qui aujourd’hui tiennent Haïti en otage. Et cette relation doit être au cœur des efforts du Conseil de sécurité, dit il estimant nécessaire de tenir compte des recommandations du groupe d’experts.

Il faut inclure de nouvelles personnes sur les listes de sanctions, et notamment les personnes qui tirent parti de leur pouvoir et de leur influence, et qui contribuent au financement de ces bandes. De plus le diplomate croit que les sanctions relatives à la mise en œuvre de l’embargo sur les armes, constituent des outils fondamentaux afin d’endiguer la violence qui continue de sévir dans le pays. Il attire l’attention sur la nécessité de lutter contre les réseaux qui permettent à ces bandes de poursuivre et d’étendre leurs activités criminelles.

La France recommande l’accélération du déploiement de la FRG 

Le Représentant de la France au Conseil de sécurité a souligné que la résolution étend les mesures fermes et exhaustives adoptées pour tarir les flux illégaux d’armes et de munitions, ainsi que les financements qui alimentent les grands gangs criminels. Les enjeux de malversations, d’abus de confiance et de détournement de fonds publics ont été identifiés comme une source de préoccupation majeure et continueront de faire l’objet d’une attention particulière, a t-il laissé entendre.

En ce qui a trait au processus électoral l’ambassadeur de France a mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les efforts et mettre en œuvre les décisions prises par le Conseil. En ce sens il juge indispensable d’accélérer le déploiement de la force de répression des gangs pour lui permettre d’être opérationnel dès que possible, et d’ajouter à la liste de sanctions les individus qui soutiennent et financent les gangs. Les informations sur ces individus sont connues. Agissons pour lutter contre l’impunité, ne pas laisser ceux qui menacent la stabilité d’Haïti et l’avenir de sa population dicter leurs lois, a t-il martelé.

LLM / radio Métropole Haïti 

Publicité