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Rareté de produits maraichers dans la région métropolitaine 

L’hégémonie des gangs dans les 5 sections communales et le centre ville de Kenskof provoque une rareté des produits maraichers. Dans l’ensemble de la région métropolitaine de Port-au-Prince, y compris à Carrefour, les producteurs de Kenskof spécialisés dans la culture maraîchère, étaient les principaux fournisseurs des commerçants. Les madan Sara s’approvisionnaient dans les mornes de Kenskof en divers produits de bonne qualité tels les carottes, betteraves, laitues, choux, cressons etc.

Les produits étaient acheminés dans plusieurs marchés tels la Croix des bossales, les marchés de Martissant et de Bizoton à Carrefour et télélé à Pétion ville. Les prix des produits maraichers ont connu une hausse de plus de 400% confirment des marchandes au marché télélé. La rareté touche tous les produits maraichers principalement les poireaux, les choux et le céleri. Une tête de laitue est passée de 50 à 200 gourdes à cause de l’absence de la production de kenscoff. Les produits les plus recherchés tels les choux et les carottes ont connu une hausse de 100 à 200 gourdes.

Impossibilité d’acheminer les produits 

Une marchande, elle même originaire de Kenscoff, explique que les gens sur place sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë depuis l’invasion des gangs. Les marchandes font valoir que les rares plantations encore fonctionnelles ne peuvent acheminer les produits à la capitale. De plus les madan Sara ne peuvent se rendre sur place à cause de la terreur des gangs.

En plus des pertes en vies humaines et des personnes blessées ou enlevées, des personnes déplacées et des maisons détruites, la terreur des gangs à Kenscoff impacte négativement l’économie nationale. Les cultivateurs sont décapitalisés et les marchandes assistent impuissantes au déclin de leur négoces.

Des spécialistes font valoir que l’absence de la production maraîchère de kenscoff est malheureusement bénéfique pour les produits importés. C’est l’économie paysanne qui paie le plus lourd tribut de la terreur des gangs. Toutefois les commerçants qui peuvent s’approvisionner sur le marché extérieur, dominicain notamment, devront supporter des coûts exorbitants liés aux nombreux barrages routiers. Ces coûts supplémentaires seront répercutés sur le consommateur. 

L’État doit rétablir la sécurité 

Depuis l’invasion des gangs à Kenskof en janvier 2025, les cultivateurs ont fui pour échapper au courroux des malfrats. Cette région montagneuse et enclavée était considérée comme paisible et éloignée du centre ville de Port-au-Prince. Les kenscovites, dans les sections rurales, sont de braves cultivateurs qui ne rechignent pas au travail et ne s’attendent à aucun support de l’État.

Ils veulent retrouver leur terres afin de reprendre la production agricole et contribuer à la création de richesse. Les autorités locales et la population réclament des actions urgentes des forces de l’ordre pour rétablir un climat sécuritaire indispensable à la prospérité. Le massacre des gangs au centre ville de Kenscoff la semaine écoulée a provoqué le déplacement de plus de 2 600 personnes.

Nombre de ces personnes avaient déjà fui leurs habitations dans les sections rurales.

LLM / radio Métropole Haïti 

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