Un fait particulier à l’occasion de la commémoration de l’assassinat de Dessalines

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Le 196e anniversaire de l’assassinat du père de la patrie a été commémoré à Marchand Dessalines . Le Pouvoir avait choisi la ville natale de Jean Jacques Dessalines dans l’Artibonite pour lui rendre hommage . Sur la place publique , autour de la grande statue de Jean Jacques Dessalines , plusieurs centaines de sympathisants , tous acquis à la cause lavalassienne sont réunis. Jean Bertrand Aristide , présent à Marchand Dessalines pour la première fois depuis son second mandat, se dit content . Il veut des applaudissements et vite le chef de l’Etat les sollicite de la population . Maintenant satisfait, M. Aristide entre dans le vif du sujet : la mort du père de la patrie . En quelques mots , l’auditoire a eu droit à un vrai cours d’histoire , un survol de la vie de Dessalines de sa naissance à la grande rivière du Nord en 1758 , sa difficile jeunesse , son parcours dans l’armée indigène , les actes héroïques posés dans la conquête de l’Indépendance jusqu’à sa mort . Et arrivé à la tragique scène du Pont Rouge ,le 17 octobre 1806, à l’entrée de Port-au-Prince , la voix du Président s’affaiblit , Jean Bertrand Aristide tente d’expliquer ce qui lui arrive en faisant part de son émotion . Quelques instants plus tard , il retrouvera son rythme et sa vigueur car pour Jean Bertrand Aristide , Dessalines n’est pas mort . Dans la foulée , pris dans un élan patriotique , M. Aristide a affirmé sa détermination d’assurer la relève . C’est à ce moment que le chef de l’Etat a fait le geste qui peut-être était de trop: tenir dans la main le drapeau national placé à côté de sa chaire . Alors, le drapeau se détacha du socle et se renversa sur la chaire présidentielle . Jean Bertrand Aristide arrive à le tenir mais peine à le replacer , le bicolore enveloppe tout son visage . A ce moment , Jocelerme Privert ,ministre de l’intérieur ,bondit de son siège et vient aider le Président à tenir le drapeau qu’un agent de sécurité viendra replacer quelques instants plus tard. Hasard ou pas , Jean Bertrand Aristide exploite l’incident en affirmant qu’il retient une leçon historique dans la solidarité manifestée par son ministre pour maintenir le bicolore .

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