
Les prévisions macroéconomiques ont été réajustées dans le cadre du budget rectificatif 2025-2026. Une contraction de -1,9% est envisagée contre une croissance de 0,3% dans le document initial. Le taux de croissance sera donc pour la septième année consécutive négative. Le directeur du budget, M. Jean Michel Silin, préfère voir le verre à moitié plein estimant que ce taux est moins grave que les 2,7% du précédent exercice fiscal.
Le document rectificatif prévoit une hausse de l’enveloppe de 4,3% soit 14,8 milliards de gourdes. C’est le financement monétaire qui permet d’ajuster le budget à la hausse. Aucun financement monétaire n’était prévu au début de l’exercice fiscal. Les autorités gouvernementales haïtiennes envisagent désormais un financement de 16,5 milliards de gourdes.
Dans le même temps les dons et emprunts ont augmenté de 4,2 milliards de gourdes. Toutefois les bons du Trésor, estimés à 29 milliards dans le budget initial, sont tombés à 24 milliards. De plus on enregistre une baisse de financement interne de projet autour d’un milliard de gourdes. En ce qui a trait à l’appui budgétaire pas de modification. À trois mois de la fin de l’exercice fiscal le gouvernement espère que l’appui budgétaire promis par l’Union Européenne pourra se concrétiser.
Détérioration des perspectives économiques
Ces révisions à la baisse tiennent compte des entraves sécuritaires. D’autres difficultés économiques et institutionnelles sont également prises en compte. Il s’agit d’une détérioration des perspectives économiques et les autorités fiscales ont pris le soin d’adapter le document budgétaire aux nouvelles réalités. Le directeur du budget fait remarquer que les modifications concernent les prévisions de recette et de dépense.
La démarche vise à préserver les équilibres budgétaires et adapter l’action gouvernementale aux contraintes identifiées. Contrairement aux attentes il n’y a pas eu d’embellie sécuritaire ce qui a réduit à néant une relance de l’économie liée à la reprise de la libre circulation des personnes et des biens. Les prévisions de recettes devraient diminuer de 360 millions de gourdes. La restauration de la sécurité publique , l’organisation des élections et la stabilisation macroéconomique demeurent les principales priorités budgétaires.
LLM / radio Métropole Haïti

