
La lutte contre les faux documents d’identité doit être une priorité, atteste l’inspecteur divisionnaire, M. Gary Jean Baptiste, considérant la situation actuelle comme alarmante. La Direction Centrale de la Police Judiciaire(DCPJ) et la Direction Centrale de la Police Administrative (DCPA) devraient disposer d’outils technologiques pouvant permettre d’identifier les citoyens.
Le spécialiste insiste sur la nécessité de mettre en place une unité spécialisée dans la lutte contre la fraude documentaire. Il s’agit d’un maillon faible de l’administration haïtienne, a t-il expliqué. De nombreux faux documents d’identité en provenance d’Haïti ont été interceptés par les entités spécialisées des autres pays, confirme M. Jean Baptiste qui s’est gardé de fournir plus de détails sur cet aspect.
Les agents de la Direction de la Circulation et de la Police Routière (DCPR) avaient, au cours des dernières années, saisi plusieurs faux permis de conduire. De l’avis de M. Jean Baptiste ceci est la preuve que d’autres réseaux criminels sont impliqués dans la production de fausses cartes d’identification nationale ou de passeports.
L’inspecteur divisionnaire entend formuler sa proposition de manière formelle à ses supérieurs hiérarchiques faisant valoir qu’on ne saurait parler de Police sans outils technologiques. L’École Nationale Supérieure de Police de France, une des plus prestigieuses institutions européennes, envisage d’apporter son support à la mise en œuvre de ce projet, assure le spécialiste.
Intensifier la lutte contre l’insécurité
Les agents de la Police routière doivent disposer d’outils technologiques pour identifier les propriétaires des véhicules à partir de leurs plaques minéralogiques. Actuellement la situation est chaotique, l’État ne dispose même pas de statistiques sur le nombre de véhicules en circulation.
La lutte contre l’insécurité pourra être véritablement intensifiée à partir du renforcement de la sécurité routière. M. Jean Baptiste précise que la lutte contre la trafic des armes et munitions et le kidnapping sera efficiente lorsque le contrôle des véhicules sera effectif. Les gangs bénéficient du désordre actuel, dit il donnant la garantie qu’une sécurité routière efficace permettra de réduire de 50 % le niveau d’insécurité.
Renforcer la DCPR
Le renforcement de la sécurité routière est le premier pas vers le rétablissement d’un climat sécuritaire, affirme l’inspecteur divisionnaire préconisant la reprise des inspections techniques des véhicules. Ce mécanisme est indispensable pour la sécurité routière, insiste t-il estimant que 60% des véhicules transportant des passagers sont en mauvais état. Ces véhicules devraient être au garage, ajoute t-il.
Afin de mener à bien ces réformes le spécialiste recommande que l’unité DCPR soit élevée au rang de direction centrale de la PNH. Ce statut permettra à cette entité technique de disposer de bureaux dans les dix départements. M. Jean Baptiste révèle qu’une équipe spéciale de la DCPR était à la base de la baisse significative des enlèvements entre 2024 et 2025.
Cette unité d’une quarantaine d’agents avaient intercepté de nombreux véhicules utilisant de fausses plaques d’immatriculation. De plus un contrôle efficace des véhicules pourra dissuader les malfrats de commettre des exactions.
LLM / radio Métropole Haïti

