Vers la résolution de la crise politique , à en croire le président Aristide

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La longue crise politique approche de son terme, c’est du moins ce qu’a laissé entendre, le jeudi 11 avril 2002 , le président de la République , Jean Bertrand Aristide , en marge d’une rencontre avec des syndicalistes au Palais National. M. Aristide serein, optimiste et rassurant invite à la patience et mise beaucoup sur un ensemble de points pour amorcer la sortie de crise à travers le dialogue. “Dialogue sans provocation”, lance le chef de l’Etat qui prévoit des moments de réjouissance pour les haïtiens. “Déblocage politique, déblocage économique”, poursuit le président du 26 novembre pour annoncer le début de la fin de l’impasse politique, le chef de l’Etat se réfère ainsi à des activités qu’il a lui même initiées au sein de son parti. Lors de cette rencontre qu’il a eue avec des membres du secteur syndical en vue de son renforcement, M. Aristide explique que ces activités sont très importantes dans la recherche de cette solution. Le président tient ces propos à un moment où son implication personnelle dans les négociations est souhaitée par certains secteurs pour résoudre la crise politique née des législatives et locales du 21 mai 2000. La Convergence Démocratique estime que le président du 26 novembre Jean Bertrand Aristide tient ce discours d’optimisme et d’apaisement en raion de la présence de la mission de l’Organisation des Etats Américains (OEA) dans le pays. Les dirigeants de l’Opposition affirment qu’ils ne se font pas d’illusion à propos de la véritable bataille à mener pour rouvrir l’espace démocratique. La principale coalition de l’Opposition par la voix du professeur Micha Gaillard, réitère sa volonté de coopérer avec la mission de l’OEA et affirme ne pas faire confiance au président Aristide. Pendant ce temps, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) exhorte les acteurs politiques à favoriser une solution de la crise. Maurice Lafortune rappelle que cette impasse a de lourdes conséquences sur l’économie nationale. Le responsable de la CCIH fait remarquer que l’aggravation de la crise risque d’entrainer le départ des investisseurs du pays.

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