A peine installé déjà critiqué…

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Le cabinet installé mercredi soir à la résidence officiel du premier ministre suscite d’ores et déjà une certaine désapprobation. Si le secteur démocratique et populaire se montre satisfait, des hommes politiques, ou des acteurs de la société civile, pas spécialement réputés pour leur opposition radicale expriment déjà des doutes. C’est notamment le cas de Clarens Renois du parti UNIR :

« Il s’agit une nouvelle fois d’un partage du gâteau entre politiques. De ce fait, on ne doit pas en attendre grand-chose. La seule conclusion à tirer de cette installation est que certains politiciens pratiquent une contestation de façade. Dés lors que leurs intérêts personnels sont satisfaits ils rentrent bien vite dans le rang.

Au niveau de la société civile, le responsable du Conseil National des Acteurs Non-Étatiques est sur une ligne proche, même s’il conteste la continuité observée au sein de ce gouvernement. Edouard Paultre, signataire de l’accord de Montana, se montre des plus critiques : « Ariel Henry poursuit sa politique du fait accompli. Le gouvernement n’est pas inclusif et continue de protéger les intérêts du PHTK. Nous allons vers une impasse qui ne peut déboucher que sur un clash ».

Ni Edouard Paultre, ni Clarens Renois ne sont considérés comme des opposants farouches. Bien au contraire, ils ont de tout temps prôné le dialogue le plus inclusif possible et fustigé les manœuvres purement politiciennes.

AL/Radio Métropole