Adoption en conseil des ministres du budget de la République pour la période 2005-2006

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Le gouvernement intérimaire haïtien a présenté, jeudi soir, le budget de la République pour la nouvelle année fiscale 2005-2006 qui commence ce samedi 1er octobre. Dans ce budget de 36 milliards de gourdes, 40 à 50% seront consacrées au fonctionnement et le reste à l’investissement, a annoncé le Ministre de l’économie et des finances, Henry Bazin. Le gouvernement table sur l’augmentation des recettes de l’Etat et sur l’appui des bailleurs de fonds internationaux dans le cadre de la mise en œuvre du budget de la République pour la période 2005-2006. Le Ministre de l’économie et des finances invite le secteur des affaires à se conformer aux nouvelles mesures fiscales relatives à l’impot sur le revenu. Henry Bazin croit qu’il est temps de remettre les pendules à l’heure tout en évoquant les pertes accusées par le trésor public avec la non véracité des bilans présentés par les sociétés qui opèrent sur le terrain. Lors de la présentation du nouveau budget, le Premier ministre Gérard Latortue s’est montré très critique vis-à-vis des membres du secteur des affaires qui, selon lui, présentaient à la Direction Générale des Impots (DGI) des bilans qui ne reflètent pas la réalité. M. Latortue a également dénoncé ce qu’il appelle le monopole dont bénéficient deux firmes d’audit qui opèrent sur le marché local. Selon le chef du gouvernement intérimaire, ces nouvelles dispositions relatives à l’impot sur le revenu permettront de renforcer les moyens du trésor public. Des organisations patronales du secteur privé dénonce le projet de décrêt du gouvernement intérimaire relatif à l’impot sur le revenu. Selon les membres du secteur des affaires, la mise en application d’un tel décrêt pourrait représenter un coup dur pour l’économie nationale. Ils demandent au gouvernement de sursoir à l’adoption de ce projet de décrêt. Les membres du secteur des affaires recommandent de préférence une application plus uniforme et équitable des lois fiscales existantes à travers une meilleure coordination des services concernés.

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