Appel au dialogue avec la Chine pour empêcher le départ de la Minustah

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Le président de la commission affaires étrangères de la chambre basse, Saurel François, souhaite des négociations entre les gouvernements haïtien et chinois afin de favoriser le renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti.Le député Saurel François qui estime que la présence de la Minustah est indispensable pour la stabilisation du pays, émet le vœu que le gouvernement haïtien sollicite les bons offices des Etats-Unis dans ce dossier. » Le gouvernement devrait revoir sa position et lancer des négociations avec les deux républiques « , indique Saurel François qui précise que les parlementaires envisagent de s’entretenir avec les chefs des missions diplomatiques de ces deux pays. » Un départ de la Minustah entraînera une détérioration du climat sécuritaire », souligne Saurel François qui annonce une rencontre entre les membres de la commission des affaires étrangères et le ministre Raynald Clérismé. Les Etats-Unis ont exprimé leurs préoccupations par la menace chinoise d’empêcher le renouvellement du mandat de la Minustah Les Etats-Unis tentent de convaincre la Chine de ne pas opposer son veto au renouvellement, en février 2007, du mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) suite au mécontentement soulevé à Pékin par une initiative diplomatique de Port-au-Prince en faveur de Taïwan. Selon le journal Miami Herald, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, s’est entretenue au téléphone le week-end écoulé avec le Président haïtien, René Préval, pour lui exprimer les préoccupations de l’administration Bush face aux éventuels représailles diplomatiques de la Chine. La secrétaire d’état voulait connaître les raisons qui ont motivé les autorités haïtiennes à irriter la Chine qui dispose d’un droit de véto au conseil de sécurité de l’ONU. René Préval qui a confirmé l’entretien avec Condoleza Rice a exprimé sa volonté de discuter personnellement de la question avec les représentants de Pékin. »Nous avons déjà dit à la Chine que nous entendons garder pour toujours la position qui a été jusqu’ici la nôtre. Nous ne voulons pas dire que nous allons prendre parti entre Taïwan et la Chine. Nous voulons de préférence les laisser discuter », a déclaré le Président Préval au Miami Herald.