Arnel Bélizaire et Kiko Saint-Rémy dans le collimateur du Canada

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La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a annoncé ce vendredi  que le Canada impose des sanctions supplémentaires en vertu du Règlement sur les mesures économiques spéciales visant Haïti en réponse à des actes de corruption à grande échelle alimentant la crise qui sévit dans le pays.

Ces dernières sanctions visent 2 membres de l’élite haïtienne : l’homme d’affaires et associé de l’ancien président Michel Martelly, Charles Saint-Rémy, et l’ancien député, Arnel Bélizaire.

 Les sanctions leur imposent une interdiction sur les opérations, ce qui a pour effet de geler tout avoir qu’ils pourraient détenir au Canada. Ces personnes sont interdites de territoire au Canada en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.

Le Canada annonce comme d’habitude qu’il  a des raisons de croire que ces personnes se servent de leur statut de membres en vue de l’élite en Haïti pour protéger des gangs criminels armés et permettre leurs activités illégales, notamment par le trafic de drogues et d’autres actes de corruption.

Ces gangs et leurs partisans continuent de terroriser impunément les populations vulnérables en Haïti et précipitent la crise humanitaire dans laquelle le pays est plongé, marquée notamment par la résurgence du choléra. Ils commettent également des actes de violence indescriptibles contre les populations touchées et empêchent la prestation de services essentiels et l’acheminement d’aide humanitaire.

Les sanctions imposées par le Canada visent à faire pression sur les personnes responsables de la violence, y compris la violence sexuelle généralisée, et de l’instabilité en Haïti. Ces personnes doivent cesser de verser des fonds et de fournir des armes aux gangs criminels en Haïti. Le Canada condamne la militarisation de la violence sexuelle en Haïti, qui dévaste la vie de tant de personnes dans le pays.

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