Arrestation du chef d’OP Yvon Antoine : les étudiants veulent davantage

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L’arrestation du membre d’Organistions Populaires (OP) lavalas, Yvon Antoine , impliqué dans les violents incidents du 5 décembre 2003 à la Faculté des Sciences Humaines ne laisse pas indifférents les étudiants de cette faculté. Ces étudiants réclament cependant un peu plus des autorités dans le cadre de cette opération. « L’ interpellation d’Yvon Antoine dit « Yvon Zap Zap » représente une goutte d’eau dans la vague d’arrestations que doit effectuer la Police dans le dossier du 5 décembre, déclarent des étudiants de la Faculté des Sciences Humaines. Ces étudiants pensent que les autorités policières ainsi que celles de la justice devraient aussi passer à l’action pour mettre derrière les barreaux les planificateurs ou les auteurs intellectuels de ces violences. Pour ces étudiants, la mise aux arrêts de deux ou trois chimères lavalas, n’est pas suffisante, faudrait-il que la justice fasse son travail en toute impartialité. Ce travail ne peut pas se limiter à une simple affaire d’arrestation, ajoutent-ils. Les étudiants de la Faculté des Sciences Humaines indiquent que les coupables devraient être traduits par devant les tribunaux pour répondre de leurs actes. Yvon Antoine, arrêté le lundi 22 mars 2004 à Delmas (Port-au-Prince), est notamment accusé d’avoir fracturé les jambes du recteur Pierre Marie Paquiot à coups de barre de fer lors de l’assaut des OP Lavalas contre l’INAGHEI et la Faculté des Sciences Humaines sous l’œil passif de la police. Cette attaque avait fait une trentaine de blessés.

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