Bataille sémantique sur l’intervention militaire

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Il y a une bataille sémantique et politique sur le thème de l’intervention militaire en Haïti. Le gouvernement veut tourner la page et le Premier Ministre haïtien Ariel Henry jure qu’il n’avait jamais sollicité une occupation militaire d’Haiti.


Maître Tolbert Alexis, membre de la coalition gouvernementale, explique que le gouvernement avait requis un accompagnement militaire robuste. Pour lui il ne s’agissait nullement de demander à des militaires étrangers de réaliser le travail sécuritaire à la place de la Police.
À son avis ce sont des policiers spécialisés que le gouvernement avait requis pour affronter les gangs.


Ce n’est pas l’avis de M. Reynold Georges pour qui le Premier Ministre a fait machine arrière sur ce thème.
Il devrait reconnaître qu’il avait errer, indique M. Georges.
Il explique que le gouvernement américain ne peut en aucun cas déployer des policiers en Haïti. Le gouvernement américain ne peut envoyer que des militaires, a t-il laissé entendre.


Il rappelle que les gouvernements étrangers avaient bien compris la demande de l’État haïtien.
Récemment le ministre de la justice avait souligné que le gouvernement est toujours demandeur d’une force militaire.


La bataille sémantique témoigne de la complexité du dossier.
À tous le moins le gouvernement veut tourner la page tenant compte de plusieurs facteurs dont l’impossibilité pour les pays amis de mobiliser une force armée pour Haïti.
Le chef du gouvernement se tourne résolument vers les forces de police et armées pour rétablir la paix sur le territoire.

LLM / radio Métropole Haïti

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