Célébration de la Journée internationale des Casques bleus

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La Journée internationale des Casques bleus a été célébrée par un concert pour la paix gratuit organisé dimanche 29 mai aux Gonaïves par la MINUSTAH, en présence de Sandra Honoré, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et chef de la MINUSTAH . Selon un communiqué de la mission onusienne , les 3.000 Gonaiviens, dont une majorité de jeunes, ayant bravé la pluie ont ovationnés les performances de BélO, star de la chanson haïtienne dont les chansons en font « Artiste pour la paix », et la troupe de danse des Gonaïves Chouk Bwa Libeté. Quatre rara ont lancé les festivités par une parade dans les rues de la capitale de l’Artibonite, cité de l’Indépendance, choisie pour rendre hommage aux héros d’hier et d’aujourd’hui et pour célébrer le thème de la journée internationale pour 2016 : « honorons nos héros ». Le spectacle s’est achevé par les performances de Artis Vwa Ayiti Pou Lapè, un groupe de jeunes chanteurs et compositeurs originaires des zones populaires des Gonaïves et de Hinche qui font partie du projet Vwa Ayiti Pou Lapè. Cette initiative, issue de la tournée et des ateliers organisés en 2015 par James Germain, Emeline Michel et Beethova Obas avec le soutien de la MINUSTAH a permis à ces jeunes de partager leurs messages de paix. En sortant de scène, le sourire aux lèvres, BélO s’est déclaré enchanté d’avoir pu participer au concert pour la paix des Gonaïves : « Par ma musique, je choisis la paix. Je veux le respect et le dialogue, pas le mépris et la brutalité. Comme de nombreux autres musiciens et artistes dans le monde, je chante au nom de la réconciliation et de l’harmonie ». En ouverture du concert, Sandra Honoré a salué l’engagement des jeunes pour la paix aux Gonaïves « La paix est la seule voie qui permettra à Haïti de progresser économiquement et socialement […] La Mission des Nations Unies en Haïti continue à encourager fortement toutes les parties – leaders politiques, religieux et communautaires, ainsi que la société civile – à lutter sans répit contre la violence sous toutes ses formes […] C’est le seul chemin – vers le respect mutuel, particulièrement pour le renforcement de la démocratie au travers les élections ». En concluant ses propos, la chef de la MINUSTAH a tenu à remercier l’association culturelle Tamise, et l’artiste de paix James Germain pour avoir pensé et réalisé ce projet ainsi que, l’Alliance française des Gonaïves, partenaire du concours de dessin pour promouvoir la paix dans les écoles primaires de l’Artibonite dont les œuvres ont été exposées sur le fond de scène du concert. Sandra Honoré a également étendu ses remerciements à la PNH et la Croix Rouge haïtienne pour leur appui ainsi et qu’à tous les collègues des Nations Unies, Soldats de la paix, civils, policiers et militaires pour leur service auprès de la communauté. Le concert sera retransmis sur MINUSTAH FM ce soir (lundi 30 mai) et sur d’autres stations de radio dans tout le pays, notamment des radios locales en Artibonite. Grace au soutien des partenaires stratégiques Tamise et l’artiste pour la paix James Germain, un CD reprenant les chansons pour la paix composées et interprétées par les jeunes pendant la tournée Vwa Ayiti Pou Lapè et le concert du 29 mai aux Gonaïves, sera lancé par la MINUSTAH le 21 septembre prochain à l’occasion de la Journée internationale de la paix. Des copies de ce CD seront distribuées comme outil pédagogique, avec le concours du Ministère de la culture, de l’UNESCO et de l’Institut français, aux écoles de musique et aux institutions culturelles qui travaillent en faveur de la jeunesse en Haïti. La Journée internationale des Casques bleus a été créée pour honorer la mémoire des Soldats de la paix qui ont perdu la vie au service des Nations Unies, pour saluer le courage de ces femmes et ces hommes qui ont servi et continuent de servir dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies dans le monde. Le concert de la paix aux Gonaïves est la suite de la campagne Ann Chwazi Lapè – ‘Vyolans ap detwi lavi nou’ , lancée en 2013 par le Bureau de l’information et de la Communication et l’Unité de réduction des violences communautaires de la MINUSTAH, qui promeut une culture de paix, de non-violence et de cohésion communautaire, particulièrement chez les jeunes qui vivent dans des zones vulnérables. EJ/Radio Métropole Haïti