Commémoration du huitième anniversaire de l’assassinat du père Jean Marie Vincent.

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La Fondation Jean Marie Vincent commémorait, le mercredi 28 août 2002, le huitième anniversaire de l’assassinat du père Jean Marie Vincent. En cette occasion, les membres de la Fondation se sont montrés très critiques vis-à-vis de l’appareil judiciaire haïtien qui marque le pas dans le cadre de l’enquête pour retrouver les assassins de la victime. La Fondation se déclare prête à soutenir toute lutte visant au départ d’un gouvernement qui refuse de rendre justice à Jean Marie Vincent. C’est la énième activité de la Fondation Jean Marie Vincent depuis l’assassinat du prêtre de la communauté Mont-Fortin de l’Eglise Catholique, le 28 août 1994. L’enquête sur son assassinat est quasiment au point zéro et la Police Nationale d’Haïti (PNH) a une grande responsabilité dans cette lenteur, soutient la Fondation. Jean Marie était connu surtout pour son appartenance au secteur Lavalas, un régime qui est à sa deuxième version depuis cet assassinat d’où la déception de la Fondation Jean Marie Vincent. “ Notre déception est grande, huit (8) ans après l’assassinat de Jean Marie Vincent rien n’a été fait par la justice pour trouver les coupables” a indiqué Marcel Mondésir de la Fondation Jean Marie Vincent. Dans sa lutte pour la justice en faveur de Jean Marie Vincent, la Fondation n’entend pas se limiter a de simples déclarations de presse, elle prévoit également d’autres moyens, en passant par des pétitions jusqu’à participer directement à des mobilisations visant le départ du Pouvoir Lavalas. “ Si Lavalas représente une entrave pour le fonctionnement de la justice alors nous allons participer à tous les mouvements visant son renversement”, a ajouté M. Marcel. Le 28 août 2001, Les proches du religieux abattu par balle avaient dénoncé le silence de l’appareil judiciaire sur ce meurtre. Les amis et sympathisans du Père Jean Marie Vincent n’entendaient pas pour autant abandonner la lutte en faveur de la justice . La Fondation Jean Marie Vincent avait intensifié la mobilisation à travers une pétition réclamant la prise en charge du dossier par les autorités judiciaires du pays. Ce cri de justice pour Jean Marie Vincent avait fait corps avec les appels en faveur du journaliste Jean L. Dominique et du Père Jean Pierre Louis assassiné respectivement le 3 avril 2000 et le 3 août 1998.

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