Constitution du CEP : deuxième rendez-vous manqué …

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Le Pouvoir Lavalas n’a pas réussi , une fois de plus, à mettre sur pied le Conseil Electoral Provisoire (CEP) tel que prévu par la Résolution 822 de l’Organisation des Etats Américains (OEA). Après le non-respect du délai fixé au 4 novembre, le 19 novembre , échéance du moratoire de la société , a également vécu. La création du CEP a encore buté sur les problèmes qui entourent l’application des points clé de la Résolution 822 de l’OEA notamment la lutte contre l’impunité et le refus des partis de l’Opposition de prendre place à bord de la machine électorale en raison ,disent-ils, de la nature dictatoriale du régime en place . Toutefois, le mardi 19 novembre 2002 , la situation a légèrement évolué avec la désignation officielle des représentants de la Société civile. Cependant , cette participation est conditionnelle. Les cinq (5) organisations de la Société Civile n’ont pas tenu compte de l’appel de l’Opposition depuis le Cap-Haitien à la suite de l’imposante manifestation anti-Aristide du 17 novembre. Toutes tendances confondues , l’Opposition avait demandé à ces organisations de surseoir à l’envoi de leurs représentants au CEP . Mais la Conférence Episcopale , la Fédération Protestante , l’Eglise Episcopale d’Haiti , Justice et Paix et la Chambre de Commerce ont envoyé des noms au Président du 26 novembre . Ces personalités sont assujetties à des consignes claires de ne pas prêter serment devant la cour de cassation pas avant que la réparation aux victimes des violences du 17 decembre 2001 ne soit effective . Les signataires de la note soulignent que le réglement de cette question pourrait permettre aux autres secteurs (La Convergence et le comité des autres partis de l’Opposition) de désigner leurs représentants . Les cinq (5) organisations disent accorder une grande importance à l’application intégrale des Résolutions 806 et 822 de l’OEA . Elles s’engagent également à assurer le suivi constant de l’évolution des différents dossiers notamment la mise en mouvement de l’action publique contre les auteurs des violences du 17 decembre et les crimes politiquement motivés , le désarmement , la sécurité des élections , les droits humains , la bonne gouvernance et la professionnalisation de la police nationale. L’évolution positive de ces différents dossiers est extrêmement importante pour le bon déroulement des élections et le maintien de leurs représentants au sein du CEP en dépendent, avertissent les cinq (5) secteurs de la Société Civile .

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