Démission d’un juge instructeur qui s’en prend au ministre de la justice

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Le juge d’instruction Jean Cénat Fleury dénonce la décision prise par le Doyen du Tribunal Civil de le décharger de certains dossiers face aux lenteurs observées dans les procédures. Suite à cette mesure, le juge instructeur Jean Cénat Fleury a décidé de remettre sa démission. Dans une intervention sur Radio Métropole, le lundi 10 janvier 2005, Jean Cénat Fleury s’en est pris au ministre de la justice Bernard Gousse qui a demandé que cette disposition soit également appliquée aux juges Brédy Fabien. M. Fleury a récemment traité le dossier du père Gérard Jean Juste, dirigeant lavalas élargi en décembre dernier suite à son interpellation en octobre. Le juge d’instruction dispose de deux mois pour rendre son ordonnance. Le Doyen peut lui accorder un mois supplémentaire s’il en fait la demande. Interrogé sur les critiques des justiciables à l’endroit de la lenteur de l’appareil judiciaire, Jean Cénat Fleury s’est contenté de mettre les difficultés sur le compte du fonctionnement du système. Le lundi 10 janvier sur Radio Métropole, le ministre de la justice a pointé du doigt des juges d’instruction dans la lenteur constatée dans l’appareil judiciaire. Bernard Gousse a indiqué que des dossiers importants qui se trouvaient sur les bureaux de deux juges d’instruction ont été transmis à d’autres magistrats. L’ancien ministre de la justice Jean Joseph Exumé qualifie de complexe la question des lenteurs observées dans l’appareil judiciaire. Maitre Exumé a relevé les faiblesses dans le secteur de la justice situées au niveau de son fonctionnement. L’ancien haut responsable fait remaquer que chaque juge d’instruction a au moins une centaine de dossiers à traiter.Toutefois, il pense urgent que les problèmes d’ordre structurel soient résolus pour rendre l’appareil judiciaire plus efficace.

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