Des congressmen américains mettent en garde l’OEA contre l’adoption d’une résolution en faveur du gouvernement Aristide

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D’influents parlementaires américains expriment leur désaccord avec la résolution envisagée par l’Organisation des Etats Américains (OEA) de ne pas tenir compte du plan de sortie de crise de la Convergence. Benjamin Gilman, Porter Goss et Cass Balenger contestent la lettre en ce sens adressée à l’Opposition par le président du Conseil Permanent de l’OEA, Roger Noriega. “Comme pendant la période du coup d’Etat de 1991, les Etats-Unis et l’OEA n’avaient pas fermé leurs yeux sur la violente répression du régime de Cédras, les Etats-Unis et l’OEA ne peuvent fermer leurs yeux sur les abus commis par le gouvernement Lavalas”, c’est en ces termes que les trois (3) congressmen américains se sont adressés au Conseil Permanent de l’OEA par lettre en date du 26 juillet 2002. De plus,  » il y a très peu de raisons pour que les Etats-Unis récompensent un gouvernement qui tolère sinon encourage activement le trafic de la drogue vers les Etats-Unis « , soutiennent les parlementaires américains. Les congressmen Gilman, Goss et Balenger mettent l’OEA en garde contre l’adoption d’une résolution soutenue par le régime Lavalas. Ce document en question élaboré par le Pouvoir de Port-au-Prince qui sera discuté au Conseil Permanent , le vendredi 2 aout, indique que le gouvernement Lavalas a rempli toutes les exigences posées par l’OEA dans le cadre de la résolution de la crise en vue d’un déblocage des fonds. “ Il n’est pas dans l’intérêt des Etats-Unis d’appuyer une telle résolution”, écrivent les parlementaires américains se basant sur le fait que, pour eux, le régime Lavalas n’a toujours pas rempli toutes les conditions posées par l’OEA. Les congressmen ont particulièrement noté le rapport des juristes de l’OEA qui dénoncent l’attaque des partisans du régime au pouvoir contre les membres de l’Opposition le 17 décembre 2001. “ Nous avons bruit qu’il y a un certain sentiment parmi les pays membres de blâmer l’Opposition haïtienne en raison de la poursuite de l’impasse », déclarent les parlementaires américains qui poursuivent que cette  » logique voudrait blâmer les victimes de fraudes massives et des violations de droits de l’homme qui sont d’ailleurs documentées par l’OEA » . Dans une lettre datée du 26 juillet, le président du Conseil Permanent Roger Noriéga avait rejeté la contre-proposition de la Convergence Démocratique. L’ambassadeur Noriega reprochait à l’Opposition son manque de flexibilité dans la crise et indiquait qu’il était dans l’obligation de travailler avec l’actuel gouvernement haïtien en ce qui a trait à l’engagement pris par le président Jean Bertrand Aristide , le 9 juillet 2002. Benjamin Gilman, Porter Goss et Cass Balenger appellent les négociateurs de l’OEA à « réexaminer leur stratégie afin de déterminer des étapes suplémentaires que le gouvernement doit franchir pour redresser la situation en matière de respect des droits humains ». Les parlementaires Lavalas paraissent encouragés par la note du Conseil Permanent de l’OEA à la Convergence Démocratique. Cependant, l’heure n’est pas à l’euphorie notamment dans les rangs des députés contestés qui disent attendre du concret pour le déblocage économique du pays.

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