Des haïtiens crient leur raz-le-bol

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Demonstrators participate in an anti-government protest in Port-au-Prince, Haiti, February 12, 2019. REUTERS/Jeanty Junior Augustin

Les autorités haitiennes et les élites économiques et politiques sont à la croisée des chemins et doivent savoir si la grande mobilisation du 22 août 2022 constituait la première étincelle ou une feu de paille.
Les élites doivent décider s’il faut anticiper des actions ou ignorer les revendications exprimées hier.


La mobilisation était surprenante. De nombreux artères de la région métropolitaine de Port-au-Prince ont été bloqués par des barricades de pneus enflammés. Les résidents de Delmas ont redouté une nouvelle épisode de peyi lok.


La mobilisation était intense dans plusieurs points du territoire. Personne ne peut expliquer pourquoi les artères des Cayes et des autres villes du sud , notamment Camp Perrin étaient bloqués en même temps que ceux du Cap Haïtien (Nord), de Jacmel (Sud est ), de Petit Goave (Ouest) entre autres.
L’appel à la mobilisation a reçu un écho favorable chez des millions d’haitiens exaspérés par l’aggravation de la crise.


Des milliers d’haitiens ont crié leur colère contre les dirigeants et les élites économiques et politiques.
Les citoyens exigent une baisse à moins de 100 gourdes du taux de change de la gourde par rapport au dollar. La méfiance des citoyens est à son plus haut point. Ils considèrent qu’ils sont victimes de complot entre le gouvernement et une partie des elites.
Les appels à la violence, présentés comme solution à la crise, étaient bien accueilli par de nombreux manifestants.

LLM / radio Métropole Haïti