Des organisations de la société civile condamnent la détention prolongée de plusieurs paysans à Port-au-Prince

165

La Coaliton Nationale pour les Droits des Haitiens ( NCHR) et la Plate-Forme des organisations Haitiennes de Défense des Droits de l’Homme (POHDH) dénoncent le maintien en détention au Pénitencier National des paysans arrêtés à Guacimal en mai dernier . La NCHR et la POHDH soutiennent qu’il s’agit d’une grave violation des droits de l’homme qui ne doit pas passer inaperçue . Neuf (9) paysans , membres du syndicat “ Batay Ouvriyè” sont détenus depuis le 27 mai à la suite d’incidents qui avaient été enregistrés à Guacimal , non loin de Saint Raphaël. Ces paysans travaillent sur un champ de plantation d’agrumes destinés à l’exportation et réclament un meilleur traitement . Le 25 juin dernier, des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et de défense des droits humains avaient exigé la libération immédiate des paysans arrêtés dans le cadre du conflit de Guacimal à Saint-Raphaël dans le Nord . Dans un point de presse, les responsables de ces organisations s’étaient inscrits en faux contre les accusations portées par les autorités sur les personnes en détention. Les paysans incarcérés au Pénitencier National à Port-au-Prince ne sont pas impliqués dans des manoeuvres de destabilisation du projet de zones franches à Ouanaminthe, avaient affirmé Vilex Alizar du National Coalition for Haitian Rights (NCHR) et Camille Charlmers de la Plate-Forme Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA). Lors de cette rencontre avec la presse , les (2) deux journalistes du Nord ,Darwin Saint-Julien ( Haiti Progrès) et Allan Deshommes ( Radio Atlantique ) ,malmenés, arrêtés dans le cadre de cette affaire puis libérés quelques jours plus tard, avaient à nouveau dénoncé les conditions de détention au Pénitencier National. Darwin Saint-Julien et Allan Deshommes avaient également critiqué l’arrestation des paysans de Guacimal et condamné l’attitude du gouvernement Lavalas. Onze (11) personnes dont deux (2) journalistes avaient été arrêtés puis héliportés à Port-au-Prince suite aux incidents entre un syndicat de paysans et des autorités locales ayant fait deux (2) morts et plusieurs blessés. Le syndicat dénommé  » Batay Ouvriyè  » réclame de meilleures conditions de travail dans une usine de traitement de fruits .

Publicité